Volkswagen x GTI : Plus de 40 années de sport automobile

Le nom GTI est associé à Volkswagen depuis plus de 40 ans, avec le lancement en 1976 de la mythique Golf GTI (vous pouvez d’ailleurs relire ici le passionnant article que Jensen lui a consacré). Outre la Golf (qui en est déjà à sa 7ème itération), ce sigle arbore également les citadines up! et Polo. Afin de découvrir ou redécouvrir ces autos, Volkswagen m’a invité aux GTI Performance Days sur le circuit Paul Armagnac de Nogaro. Avec un gros bonus : 2 tours de circuit dans une Golf TCR piloté par Benjamin Leuchter. Bouclez votre ceinture, c’est parti !

up! GTI : la citadine sportive

La up! GTI, c’est un peu la descendante de la Golf GTI de de 1976, ou en tout cas c’est comme ça que Volkswagen aime la qualifier. Son 3 cylindres de 1,0 L développe 115 chevaux et 200 Nm. Avec son poids juste sous la tonne (995 kg exactement), ses performances sont plus qu’honnêtes, avec 196 km/h en vitesse max, et 8,8 s pour effectuer le 0 à 100 km/h. Pour rappel le 1,6 L de la GTI de 1976 ne développait « que » 110 ch, mais elle accusait aussi un poids inférieur, avec 810 kg sur la balance. De quoi boucler le 0 à 100 km/h en 9,1 s, et atteindre 185 km/h.

Mathias l’avait testé sur route pour Blog-Moteur il y a quelques semaines (voir l’article complet ici). Je me suis donc concentré sur le circuit, et quel circuit, puisqu’il s’agit du tracé Paul Armagnac de Nogaro, le premier circuit permanent de France, inauguré en 1960. C’était la première fois que je roulais sur ce légendaire circuit de 3,6 km.

Je monte donc à bord de la up! équipé de sièges sport recouverts de tissu à motif écossais « Clark ». A la mise en route, son 3 cylindres émet un son sympathique, qui se confirmera au fur et à mesure des montées en régime. Avec ses 3,6 m de long, elle se montre très agile dans les virages serrés, et ne démérite pas en courbe. Son moteur est volontaire, et c’est un plaisir d’aller titiller la zone rouge, afin « d’essayer » d’aller suivre ses grandes sœurs. Seul bémol : la transmission. Les rapports sont longs (au profit de la conso bien sûr), et le débattement du levier est trop important. Globalement, on sent que VW a privilégié le confort de conduite, ce qui peut s’entendre s’agissant d’une petite citadine polyvalente.

En résumé, J’ai été agréablement surpris par son comportement et son efficacité. J’aurai préféré un train arrière un peu plus joueur, mais ce n’est pas sans doute dans l’esprit de VW. Et rappelons aussi que les acheteurs de cette auto seront principalement des jeunes voulant se faire plaisir sans se ruiner. Et à 16.790€, cette up! GTI à de nombreux atouts pour les satisfaire.

Polo GTI : LA GTI de VW

La Polo version 2018 (relire l’essai de Michael) a bien grandi depuis sa naissance en 1975, puisqu’elle possède désormais le gabarit de la Golf 4 ! En version GTI, elle empreinte le gros moteur 2 L TSI de sa grande sœur la Golf. Ici, le 4 cylindres turbocompressé développe 200 ch, et 320 Nm de couple dès 1500 tr/min. Avec 1270 kg sur la balance, les performances font un bond en avant par rapport à la up! GTI : le 0 à 100 km/h est abattu en 6,7 secondes, et la Vmax est de 237 km/h.

Sur circuit, la Polo GTI se montre à son aise, bien aidée par son différentiel électronique XDS. Résolument rigoureuse, je n’ai eu aucune perte de motricité. Cerise sur le gâteau, elle s’est même montrée la plus joueuse des 3 GTI, avec un train arrière légèrement mobile si on rentre en courbe sur les freins. Bien évidemment, cette Polo n’est pas aussi sportive qu’une 208 GTI ou qu’une Clio R.S, mais sa polyvalence est son principal atout.

Ainsi, après cette journée d’essai, cette Polo GTI est pour moi celle qui arbore le mieux les 3 lettres de son légendaire blason.

Golf GTI : On ne la présente plus

Les quadragénaires ne me contrediront pas :  avec l’âge, pas facile de garder la ligne. Et de ce côté-là, la Golf n’a pas été épargnée, avec une augmentation de son poids de plus de 50% depuis 1976 ! Aujourd’hui, elle affiche 1340 kg sur la balance, contre 810 kg à son lancement. Bien évidemment, on ne compare pas la même chose : la sécurité (active et passive) a fait un bond exponentiel, de même que le confort ou l’équipement. La puissance a quant à elle été multipliée par 2, avec 245 ch. Une cavalerie confortable, qui lui permet d’expédier le 0 à 100 km/h en 6,4 s, et d’atteindre 250 km/h en vitesse de pointe.

Autre changement : la philosophie de l’auto. En effet, la version 2018 est beaucoup moins orientée conduite sportive que celle de 1976. Elle s’apparente plus à une GT qu’à une GTI. Mais c’est surement ce que recherchent les clients des Golf GTI actuelle, de la polyvalence, du confort, plutôt qu’une sportivité exacerbée.

Sur la piste, la Golf se montre moins à son aise que sa petite sœur Polo. La puissance est là, mais le châssis a du mal à la faire passer au sol, malgré le XDS. Et ce n’est pas le train arrière qui va vous aider à tourner, il est complètement soudé au sol. Certes elle est plus performante que la Polo sur un tour, mais elle reste moins amusante à conduire. Coté finances, ses tarifs débutent à 36.700€ .

Golf TCR : LA Golf de compétition

C’est bien évidemment le moment que j’attendais le plus : monter à bord de la Golf TCR à coté de Benjamin Leuchter. Ce jeune pilote Allemand, très abordable et fort sympathique, connait l’auto comme sa poche, et possède un « certain talent » (c’est un euphémisme…), puisqu’il a déjà remporté les 24h du Nürburgring et de Dubaï, ainsi que le championnat VLN dans sa catégorie.

Ce championnat TCR est en vogue en ce moment, car il permet de limiter les coûts pour les constructeurs (règlement très strict), et permet des grosses batailles en piste, avec des temps très serrés (lors de la dernière course 23 autos étaient dans la même seconde !)

Cette Golf TCR est une vraie auto de compétition, mais ses principaux organes sont issus de la série, comme la caisse de la Golf R, le moteur de la GTI de « Monsieur tout le monde (même bloc, culasse, embiellage, turbo, boite DSG,…). Seules modifications : une nouvelle boite à air plus importante, un nouveau calculateur moteur avec une cartographie adéquate, et un échangeur d’air plus gros. Donc, aucun soucis de fiabilité à déplorer, et Benny nous a même avoué qu’il fait toute la saison avec le même moteur-boite !

Bien entendu, la Golf TCR est complètement vidée et arceautée, les trains roulants sont élargis, et les freins sont issus de la compétition. Coté aéro, un énorme aileron et un spoiler avant (identique pour tout le plateau) complètent la panoplie.

Ainsi, cette TCR développe 350 ch et 420 Nm pour 1250 kg (le poids règlementaire).

C’est à mon tour de passer, l’auto et les pneus sont chauds, c’est parfait pour 2 tours de manège ! Benji commence par « chauffer » les pneus, en faisant un burn de 30 m dans les stands. Ambiance !

La première courbe à droite arrive, et je suis impressionné par le grip de l’auto (~1,5g d’accélération latérale), bien aidé par les énormes slicks de 265 mm de large. L’escargot, une courbe qui se referme, me permet de voir que l’auto est assez mobile de l’arrière, afin de reprendre plus tôt les gaz. Un peu plus loin, on prend 201 km/h dans la ligne droite. La chicane installée sur celle-ci arrive très vite. Heureusement, la TCR freine très fort, avec ses disques de 378 mm, et ses étriers AP Racing à 6 pistons. La chicane est passée à 150 km/h, là où je prenais 110 km/h avec la Golf de série.

Les courbes s’enchainent  avec une rapidité impressionnante. Benny, voyant que j’appréciais son pilotage, n’hésite pas à en faire un peu plus, en driftant dans les épingles. Malheureusement il est déjà temps de rentrer dans les stands, le tour de manège a été rapide mais intense.

La vidéo des 2 tours :

VW Golf TCR – Nogaro – Benjamin Leuchter

Benjamin Leuchter à bord de la Golf TCR à Nogaro

Publiée par Blog-Moteur.com sur Mardi 3 juillet 2018

Vous voulez en acheter une ? Pas de souci, plus de 100 clients ont dejà pris possession de leur Golf TCR, pour un tarif avoisinant les 100.000 €. Vendue pour la compétition client, vous pourrez l’utiliser dans tous les championnats européens TCR.

Seul regret : de ne pas avoir prendre le volant de cette superbe auto, comme cela fut le cas l’année dernière avec la 308 Racing Cup sur le circuit d’Ascari. Si jamais Monsieur Volkswagen m’écoute… 😉


 

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