C’est quoi ce nouveau VW Tayron ? Vraiment plus qu’une version XL du Tiguan ?
Volkswagen étoffe encore un peu plus sa gamme SUV en 2025, avec l’arrivée du nouveau Tayron. Nous sommes partis l’essayer dans le Sud-Est de la France, prêt de Nice. Verdict !
VW Tayron : Simple Tiguan rallongé, ou vraie nouveauté ?
Déjà bien doté en la matière avec pas moins de 5 modèles (T-Cross, Taigo, T-Roc, Tiguan et Touareg – et sans compter les SUV électriques ID.4 et ID.5 -), Volkswagen étoffe encore un peu plus sa gamme SUV en 2025, avec l’arrivée du nouveau Tayron. S’intercalant entre le Tiguan et le Touareg, le Tayron remplace l’ancien Tiguan Allspace. Il se targue de s’émanciper du Tiguan, et mise évidemment sur une généreuse habitabilité. Notre essai du nouveau Volkswagen Tayron, dans les environs de Nice.
VW Tayron : Un grand frère du Tiguan qui veut s’émanciper
Reposant sur la même plate-forme que le nouveau Tiguan, VW Tayron est un véhicule qui se veut généreux. À commencer par ses dimensions, puisqu’il s’étend sur 4,79 m. C’est 24 cm de plus qu’un Tiguan ! Sa hauteur et sa largeur du Tayron restent en revanche identiques à son « petit » frère.
L’empattement du Tayron profite logiquement de cette longueur supplémentaire, avec + 11 cm. Cela permet à Volkswagen de proposer une configuration 7 places (refusée au Tiguan), et surtout d’offrir un très bel espace à bord, et notamment au second rang.
Outre de l’espace à revendre, les passagers du second rang profiteront d’une banquette coulissante, et d’un rangement intégré dans l’accoudoir arrière, qui peut (par exemple) supporter une tablette tactile. Malin !
Une version 7 places disponible
C’est l’une des grandes particularités du Tayron par rapport au Tiguan : la possibilité d’opter pour une version 7 places. Dans pareil cas, l’espace au troisième rang est logiquement moins généreux qu’au second (on peut parler de 5+2), mais il reste tout de même exploitable, notamment pour des enfants. Notez par ailleurs que les motorisations PHEV ne sont pas compatibles avec la version 7 places du Tayron.
Un coffre façon soute à bagages pour le VW Tayron
Le coffre du Tayron profite également de cette longueur supplémentaire, offrant désormais 885 litres de chargement (705 L en eHybrid, du fait de l’espace occupé par la batterie). C’est jusqu’à 233 litres de plus qu’un Tiguan, soit peu ou prou le volume de coffre d’une citadine ! La longueur de chargement s’établit à 1,95 m, et banquette rabattue le SUV de Wolfsburg est capable d’engloutir jusqu’à 2.090 litres d’armes et bagages !
Un style un peu revu par rapport au Tiguan, et résolument valorisant
Plutôt que de renouveler le principe d’un Tiguan « rallongé » comme avec l’ancien Tiguan Allspace, Volkswagen a voulu donner à son nouveau grand SUV une identité propre. En commençant évidemment par son nom spécifique (Tayron). Mais pas que.
Ainsi, le Tayron partage peu d’éléments de carrosserie avec son « petit » frère. Soyons quand même honnêtes : la filiation reste évidente, au nom (sans doute) de la sacro-sainte unité de la gamme (sans oublier d’évidentes logiques industrielles, les deux véhicules partageant la même plate-forme MQB Evo). Mais il est vrai que le Tayron dispose d’un design un peu plus athlétique que le Tiguan, en commençant par son capot surélevé. Quelque soit la version choisie, les bas de caisse sont peints dans la couleur carrosserie, et le bandeau lumineux avec logo éclairé est de série (à l’avant comme à l’arrière).
On note par ailleurs l’apparition d’une « crosse de hockey », qui dynamise le profil latéral, en s’étendant du pare-brise à la lunette arrière. Au global, le Tayron monte encore un peu en gamme par rapport au Tiguan, et devient résolument premium. Seul petit bémol : le porte-à-faux arrière, un peu trop proéminent à notre goût.
Un habitacle légèrement revu, dans le sens d’une montée en gamme
À défaut de révolution, la planche de bord du VW Tayron a (elle aussi) été un peu modifiée par rapport au Tiguan. On note ainsi l’apparition d’une arche sur toute la largeur (chromée sur la finition R-line, en bois sur Élégance). La qualité perçue progresse encore, avec de jolies surpiqûres, des inserts en « vrai bois » sur la finition Élégance, ou encore des accastillages en suédine sur la finition R-Line. Le Tayron est au niveau des meilleurs de la catégorie dans ce registre.
L’infotainment est probant, avec un écran central de 12,9 pouces (il grimpe à 15 pouces sur la finition R-Line Exclusive), plutôt fluide et agréable à regarder. On apprécie également le pratique double chargeur à induction (réfrigéré), et encore la molette à écran tactile du « driving experience control », inaugurée sur le nouveau Tiguan. Il faudra en revanche composer avec le parti-pris du « tout tactile », avec notamment la disparition de commandes physiques pour la ventilation.
Une offre de motorisations développée pour le VW Tayron, dont 2 PHEV
Sous le capot, le VW Tayron offre un large choix de motorisations : le grand classique TDI 150 ch, l’essence à hybridation légère eTSI 150 ch, et deux motorisations hybrides rechargeables eHybrid. Fortes de 204 et 272 ch, ces dernières disposent d’une batterie de 19,7 kWh (capacité nette), soit peu ou prou la capacité des toutes premières Renault Zoé. Une grosse batterie qui leur permet d’offrir respectivement 126 et 119 km d’autonomie, et une très intéressante recharge DC (recharge rapide CCS) de 50 kW (10 à 80 % annoncé en 26 minutes).
Gamme et tarifs du VW Tayron
Quatre finitions sont disponibles sur le Tayron. La sacro-sainte finition R-Line est elle-même déclinée en plusieurs itérations (R-Line, R-Line Edition et R-Line Exclusive). Le Tayron débute à 51.900 Euros (1.5 eTSI 150 ch Life Plus), et culmine à 69.700 Euros (1.5 eHybrid 272 ch R-Line Exclusive). Le Tayron facture ses prestations supplémentaires 10.000 Euros de plus qu’un Tiguan.
Volkswagen propose par ailleurs deux séries spéciales suréquipées VW Edition et R-Line Edition, avec à chaque fois un avantage client significatif. À titre d’exemple, la version VW Edition est facturée 1.100 Euros de moins que la Life Plus, même si elle embarque plus d’équipements, avec à la clé un avantage client de 4.240 Euros. Côté offre de loyer, Volkswagen propose actuellement une offre à 529 Euros par mois en LLD pour un Tayron 1.5 eTSI 150 VW Edition, avec 5.000 Euros d’apport, sur 37 mois / 30.000 km (garantie/assistance/entretien inclus).
Au volant du VW Tayron TDI 150
Produit dans le fief historique de la marque à Wolfsburg, le Tayron est un pur produit Volkswagen. Malgré ses dimensions généreuses, la conduite est d’une souplesse remarquable, et les sièges « ergoActive plus » se montrent (une nouvelle fois) particulièrement ergonomiques (on apprécie par ailleurs leur assise extensible). Le Tayron se montre amorti de façon probante, et « gomme » bien les irrégularités, sauf éventuellement les plus grosses saignées à basse vitesse.
On apprécie le calme offert par le vitrage acoustique, et les bruits d’air qui restent bien contenus, même à 130. Pourvu d’un mode roue libre, le 2.0 TDI se fait oublier le plus clair du temps. Ses 150 ch ne sont pas de trop pour mouvoir efficacement le Tayron (0 à 100 km/h en 9,7 secs : pas de frisson à atteindre niveau performances). Heureusement, son couple conséquent lui permet de garder une réactivité de bon aloi, malgré une boîte DSG privilégiant l’économie de carburant (comprenez : elle privilégie les bas régimes).
Le Tayron se montre particulièrement rassurant et homogène sur route, à défaut d’offrir un dynamisme exacerbé (mais est-ce bien le but d’un SUV familial de 4,79 m, et qui pèse plus de 1.800 kg ?). On se sent particulièrement à l’aise pour affronter de longues dessertes, avec une foule d’assistances à la conduite très probantes (dont l’excellent système Travel Assist), et une consommation qui peut se montrer très raisonnable en jouant le jeu de la conduite souple (nous sommes ainsi descendus à 5.0 L / 100 km en parcours mixte). Comptez environ 7,5 L / 100 km en conduite « normale », ce qui reste un score particulièrement honorable pour un véhicule de cette taille/équipement.
Conclusion : Un petit Touareg en herbe !
Plus différencié du Tiguan que celui qu’il remplace (le Tiguan Allspace), ce nouveau VW Tayron améliore encore son niveau de prestations par rapport au Tiguan. Sa généreuse longueur lui permet d’offrir un bel espace à bord. C’est particulièrement vrai au second rang, mais aussi dans le coffre. La configuration 7 places lui apporte un supplément de versatilité, même si les places du troisième rang seront à réserver à des occupants pas trop grands. La qualité de fabrication est plus flatteuse que jamais, et globalement le niveau de confort et de prestations est de belle facture. S’il n’est pas le plus passionnant à conduire (ni même le plus performant avec le 2.0 TDI 150), le VW Tayron est donc bel et bien un peu plus qu’un « simple » Tiguan rallongé.