C5 Aircross, le nouveau fer de lance de Citroën.

Chez la marque aux chevrons, c’était un peu la disette il y a encore peu en termes de nouveautés. C’est pourquoi chaque nouvelle présentation est attendue avec beaucoup de fébrilité parmi les amoureux de la marque. Ce qui est d’autant plus vrai lorsque le bébé, nommé C5 Aircross, est annoncé plus d’un an à l’avance.

Même s’il est impossible de l’avoir déjà croisé sur la route, le visage de ce nouveau venu ne nous est pas inconnu

En effet, dévoilé au Salon de Shanghai en avril 2017 (oui, déjà !), il annonçait la continuité du renouveau stylistique annoncé par la petite C3 troisième du nom (relire l’essai de la nouvelle C3 par Mathias). Entre temps, le C4 Cactus deuxième génération lui ayant aussi emboîté le pas (relire mon essai du Citroën C4 Cactus II), le nouveau SUV se faisait sérieusement attendre.

Fort d’une identité propre, le C5 Aircross est là pour imposer les codes Citroën

Plein de bonnes volontés, le Citröen C5 Aircross saura-t-il, face à l’ennemi fraternel Peugeot 3008 (relire l’essai par Mathias du Peugeot 3008 GT), tenir toutes ses louables promesses ? N-ième banal SUV, ou bien réelle nouveauté aux intérêts démarqués ? C4 Cactus gonflé à l’hélium ou bien vraie nouvelle auto affirmée ? Suivez-moi que je vous dise ce que j’en pense !

Positionnement : après un Cactus irritant, un SUV droit dans ses bottes !

Lors de mon arrivée au Maroc, il m’a été impossible d’appréhender l’essai du C5 Aircross sans me remémorer celui du C4 Cactus deuxième du nom en début d’année. En effet, j’avais trouvé à l’époque un crossover « berlinisé » pris dans la tourmente d’une stratégie pour le coup bancale. Autant de griefs qui avaient affecté l’avis que je m’étais fait de ce petit C4 Cactus. Forcément, c’est un peu « la boule au ventre » que je me suis rendu à la rencontre du C5 Aircross.

C5 Aircross : de quoi rassurer les Citroënnistes ?

Toujours dans la continuité commerciale du C4 Cactus, ce nouveau SUV déroule la stratégie du « Inspired by You ». Mais cette fois-ci, le C5 Aircross jouit de sa nouveauté. Véritable premier SUV de la marque (je préfère oublier les tentatives du C-Crosser et du C4 Aircross, conçus en alliance avec Mitsubishi), il impose sa ligne de conduite, et vient disperser le flou laissé par le C4 Cactus. Comme étendard, un slogan fort : « Le SUV en classe confort ». Sa meilleure alliée, la nouvelle signature visuelle Citroën, qui l’inscrit au sein d’une gamme renouvelée et cohérente. Effectivement, le C5 Aircross est le cinquième représentant des chevrons commercialisés en moins de deux ans. Un vent nouveau souffle sur ce nouveau-né, et vient dépoussiérer une marque qui semblait au bord de l’asphyxie il y a peu, et qui peinait surtout à se réinventer.

Le bébé de Citroën semble devenir le team leader de la stratégie de la marque

Pour ne pas tout vous révéler trop rapidement, suivez-moi, et montons à bord du C5 Aircross pour découvrir ce qui fera selon moi sa réussite !

Prestations esthétiques : Un SUV oui, mais à la sauce Citroën

Style extérieur : C5 Aircross, ou un agréable oxymore visuel.

Basé sur le même châssis que le Peugeot 3008, le défi d’un look original était ardu comparé à la hardiesse du cousin sochalien. La réussite esthétique du 3008 est incontestable, même si cela peut me coûter de le dire. Il est vrai que réussir à injecter du dynamisme au visuel d’un véhicule génétiquement haut sur pattes n’est pas la tâche la plus simple. Et le défi donné au C5 Aircross était double : comment inspirer la fraîcheur stylistique sans marcher sur les plates-bandes du Lion ?

C’était quitte ou double pour le C5 Aircross, mais il a su tirer son épingle du jeu

Ce qui, a posteriori, impressionne dans le coup de crayon du design Citroën, c’est la cohérence entre le style et la philosophie du concept. Désormais convaincus que le confort est une fin en soi, les designers ont voulu transcrire cette impression dans les formes revêtues par le C5 Aircross.

Une face avant expressive : un synonyme d’un modèle à forte identité, et donc avec un fort impact

De face, il fait forte impression. Signature optique à double étage hérité du renouveau stylistique, la partie basse du bouclier permet de le différencier des autres membres de la famille. Des prises d’air factices inspirant le dynamisme entourent des inserts aux couleurs personnalisables. Et oui, cette mode amusante de la personnalisation surtout vue sur les segments des citadines commence à s’étendre, et devient une marque de distinction. Citroën souhaite donc offrir ce plaisir à sa clientèle en quête d’originalité et d’un esprit « décalé », propre à la marque depuis toujours. Les codes du SUV s’étendent au capot moteur, qui est très horizontal, arborant deux bosselages permettant de mettre en relief le blason de la marque.

Imposant au premier abord, le style est d’une homogénéité très appréciable

De profil, sont présents les fins airbumps et ce, pour mon plus grand plaisir ! Outre l’aspect de protection des bas de caisses extrêmement utiles sur ce type de véhicule, ils apportent un trait de robustesse, tout en affinant les flancs. Couvrant la totalité des pans latéraux, ils permettent de conserver un pas de porte toujours propre quel que soit le type de route empreintée : ce sont vos bas de pantalons et votre femme qui vont être contents ! De plus, les airbumps et les barres de toit arborent les touches de couleurs spécifiques à chaque configuration. A l’instar du C chromé de l’interminable surface vitrée, ils permettent de rehausser la ligne générale.

Bien relevées par l’effusif Rouge Volcano, les courbes latérales du C5 Aircross mêlent deux impressions. D’un côté, on retrouve les obligations du SUV : ligne de caisse haut perchée, inserts en plastique du baroudeur, garde au sol imposante. Tous ces détails permettent d’asseoir ce sentiment de robustesse que chacun recherche dans ce type d’automobile. D’un autre côté, on découvre les lignes douces du confort Citroën : flancs galbés sans ligne tranchante ou acérée, des traits ronds et doux, un aspect lisse et fluide. Vous l’aurez compris, là où le 3008 a pris le pari de l’ultra sportivité, le C5 Aircross se réclame être la concaténation de la solidité du SUV et le moelleux du bien-être à la Citroën.

On prend le pari que ce style plus sage vieillira mieux que celui du Peugeot 3008

L’arrière du C5 Aircross est à l’image du reste : simple et agréable. Habillé de feux arrières 3D, les prises d’air factices entourent ce coup-ci un bouclier brut dont se détachent les deux canules d’échappement. Les courbes toujours aussi douces des contours de feux placés haut viennent finir l’aspect trapu de cette large poupe.

Style intérieur : Simple, et solide

Sûr de lui, le C5 Aircross persiste et signe. L’intérieur est un synonyme de l’extérieur.

Large bandeau vertical, le C5 Aircross est bien un SUV à l’intérieur

En tant que nouvel ambassadeur de la marque, il a su récupérer et additionner les points forts des intérieurs de la C3 et du C4 Cactus 2. La planche de bord est large, c’est un fait. En partie haute, la qualité perçue est au rendez-vous (comparé à ce que Citroën a pu faire ces derniers temps) avec ce côté original de la lanière en cuir sur la partie droite. Son point fort est la manière dont a été intégrée la tablette tactile capacitive de 8 pouces. En effet, loin de dénoter ou de donner cette impression de verrue disgracieuse, elle se place parfaitement entre deux aérateurs aux volumes massifs mais aux lignes arrondies. Elle surplombe la baguette interactive regroupant l’ensemble des menus de l’infotainment. Infotainment qui reste volontairement simple. Citroën a voulu faire une voiture pratique, donc intuitive, et par essence à la portée de tous.

Côté conducteur, on retrouve le volant de la Citroën C3. Tombant parfaitement sous les mains, il laisse paraître derrière lui un vrai combiné numérique TFT !

Comme l’infotainment, le combiné reste volontairement simple pour plus de lisibilité

Personnalisable, Citroën a joué la carte de la simplicité sur l’affichage. Très light, n’y sont reportées que les informations essentielles, d’autant plus quand on est en mode de conduite autonome (j’y reviendrai plus tard).

En glissant vers la console centrale, on découvre le levier de vitesse de la boîte EAT8 ergonomique, entouré de diverses commandes. A savoir les modes de conduite Eco ou Sport, l’aide à la descente, ainsi que tous les modes de traction, en fonction des conditions d’adhérence.

Forcément, Citroën ne déroge pas à sa ligne de mire : faire une auto à la page niveau équipement, mais populaire au niveau budget. Reine en matière de concessions, la marque a fait le pari de rester sur une qualité moyenne pour les plastiques sur les contre-portes.

Les plastiques en partie basse restent encore d’une qualité en retrait par rapport aux autres véhicules du groupe

Le seul réel reproche que je pourrais faire à ces garnitures de portes est le même que pour le C4 Cactus. Je déplore une déformation des contre-portes lorsque l’on s’appuie ou que l’on tire dessus. Mais rien d’alarmant, tout reste parfaitement en place sans sollicitation.

Le tableau du style dressé, je me frotte les mains car j’ai vraiment impatience de voir ce qu’il a dans le ventre ce Citroën C5 Aircross !

Essai routier : Citroën C5 Aircross, la vraie « Evasion » !

Surprenant ce titre n’est-il pas ? Mais vous vous en doutez, je ne fais pas ça gratuitement. Un clin d’œil aux modèles passés de Citroën ça se mérite ! En effet, je n’en ai pas encore parlé, mais ce C5 Aircross est une petite révolution au sein du paysage automobile aux doubles chevrons. Comme tous les autres constructeurs, Citroën a été spectateur d’un double phénomène : l’extinction de la race des monospaces, et l’incroyable essor des SUV.

Un nouveau modèle pour réaliser un nouveau défi, Citroën est condamné à l’audace.

Ce constat fait, quel défi pour Citroën, à part celui de réussir à vivre cette transition « générationnelle » ? Le C5 Aircross se veut donc le premier SUV affirmé de la marque, mais avec des gênes étroitement liés avec l’ancienne lignée des Picasso. Le but est évidemment d’accompagner sa clientèle historique typée monospace pour passer à cette nouvelle vague de véhicules. Bref et pour faire simple : faire une auto aux codes stylistiques SUV, mais avec une habitabilité digne d’un monospace !

Habitabilité : l’espace comme argument implacable.

Le C5 Aircross se révèle un génie de malice. La modularité conditionne tous les détails qui font de son habitacle un espace où il fait bon vivre. Parlons peu mais parlons bien. Les chiffres étant plus efficaces que de grandes tirades, voici les plus significatifs. Le volume du coffre est le plus important sur le segment, à savoir de 580 à 720 L en fonction de la position des sièges arrières. Ce qui représente une valise de plus que sur un Citroën C4 Space Tourer pour l’anecdote. Ce chiffre peut d’ailleurs passer à 1630 L en mode « camionnette » ! Petit bémol, l’ouverture du coffre. Si le C5 Aircross dispose de l’ouverture au pied, l’angle pris par le hayon ne permet un passage que de 1m80 en position ouverte. Une « limite du style » qui ne permet pas un angle plus important sur les charnières, attention à la tête donc.

La place comme synonyme de liberté

Ensuite, voulant se démarquer de la concurrence, Citroën a réussi à attribuer à son SUV trois sièges arrières coulissants, escamotables et inclinables ! Cette prestation est bien plus qu’un gadget, car une fois installé sur les places arrières, les sièges permettent de s’adapter facilement à la morphologie des personnes de grandes tailles. De plus, cela permet une certaine flexibilité du volume dans le coffre. De même, le C5 Aircross regorge de rangements : portières avant, portières arrières, grande boîte à gants, rangement avec recharge par induction, et surtout un immense rangement central réfrigéré sous l’accoudoir ! Il s’impose donc comme un anti-SUV en son antre, en tirant un trait sur toutes les faiblesses d’habitabilité du segment.

Dernier artifice (mais pas des moindres !), et histoire de renforcer cette impression d’espace, Citroën a enfin retrouvé un toit panoramique ouvrant. Quel plaisir de pouvoir re-goûter aux joies du visage baigné de lumière et des cheveux remués par la brise.

Sièges Citroën Advanced Comfort : on prend les mêmes, et on recommence !

Bien, on arrive à ma partie préférée : le confort. Toujours aussi soucieux du soin apporté à mon postérieur, c’est LE point sur lequel j’attendais le C5 Aircross. Après la déception du C4 Cactus 2, je suis bien décidé à en découdre avec ce nouveau compétiteur. Mon céans comme seul juge, je serai intraitable !

Copié-collé du C4 Cactus, la sellerie me rend toujours autant amoureux

Et bien autant dire que je n’ai pas été déçu. La sellerie est similaire à celle du petit frère. Ici en Metropolitan Beige, les sièges sont toujours d’un confort incroyable. Petit rappel, ils ont fait l’objet d’un travail particulier, avec une sur-épaisseur de 15 millimètres de mousse permettant une attaque à l’assise des plus souples. Le petit plus pour les gourmands est le réglage électrique des sièges couplé au must : j’ai nommé l’option « siège massant ». Composé de 6 coussins pneumatiques, ce système est efficace, et n’a rien à envier à ceux des concurrents. De quoi aborder la route relaxé et confiant.

Sur la route : un confort à toute épreuve

Pour l’instant, ce C5 Aircross est impressionnant car plus je le découvre, plus il me tire les compliments de la bouche sans que je ne puisse rien y opposer. Un peu remonté, je n’avais pas prévu de me laisser faire comme ça. Je tiens à mon exigence de conducteur de Citroën hydraulique, mince !

En direction du désert marocain, j’ai pu rapidement me faire une idée du confort de ce C5 Aircross

Vexé, je commence ma découverte du Maghreb à bord d’un C5 Aircross équipé du PureTech développant 180 chevaux en combinaison avec la boîte EAT8. Pour tout vous avouer, il m’a fallu rapidement m’habituer à la voiture, la conduite au Maroc étant un défi en elle-même !

On apprend rapidement à revoir ses exigences en terme de qualité de bitume au Maroc !

Sur les portions de « nationales » les plus propres et les plus larges, le C5 Aircross est comme un prince ! Je ne sais même pas par où commencer… Tout d’abord la position de conduite. Forcément assez haut perché, le réglage du siège et du volant permettent finalement de se sentir un peu comme dans une grosse berline. Ce qui est un bon point pour moi, qui déteste la vision « camionnette » qu’offrent la plupart des SUV. Dans le trafic, notre monture déroule sans problème. Si on s’attarde sur les embouteillages ou les sorties d’écoles, toutes les aides à la sécurité active sont d’une efficacité redoutable. Loin d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine, le C5 Aircross se faufile telle une anguille avec toute l’agilité qui la caractérise.

L’avantage du C5 Aircross c’est qu’il ne passe pas inaperçu, et donc on arrive facilement à trouver sa place dans le trafic

En rythme de croisière sur route « dégagée » (si on fait abstraction des piétons téméraires et des deux roues sans éclairage de nuit !), c’est la plénitude qui m’envahit. Premièrement, l’ambiance sonore a été encore travaillée, avec un surcroît d’isolation phonique qui rend ce bloc essence des plus silencieux. Deuxièmement, j’ai pu tester le nouveau système de conduite autonome de niveau 2. Il est assez criant d’efficacité tant que la route reste propre, ce qui ne sera pas un problème sur nos routes européennes. Il s’inscrit assez rapidement dans la circulation, le tout dans une souplesse appréciable. Si vous ajoutez à cela le groupe motopropulseur qui fait des merveilles en terme de dynamisme et de souplesse, le cahier des charges est pour moi rempli.

Bref, passons à la partie qui fait plaisir aux gosses comme moi. Sales gosses qui préfèrent sortir des belles routes pour se retrouver crottés jusqu’aux oreilles. Je vais enfin pouvoir mettre à mal la fameuse suspension à butées hydrauliques progressives qui ne m’avait pas convaincu sur le C4 Cactus 2…

Routes larges comme une voiture et demie, accotements meubles, passage de guets : un vrai terrain de jeu le Maroc

La première partie de notre périple marocain nous invite à traverser une partie du désert en partance pour les reliefs. Pour une fois, je ne vais pas partir dans d’interminables digressions : cette suspension sur le C5 Aircross est une merveille. Que pourrais-je ajouter de plus ?

Bosses ou ornières démesurées, quel confort, mais quel confort !

En effet, nouvelle surprise, cette voiture à conception moderne colle enfin au nouveau leitmotiv de Citroën. Sans arriver au véritable effet tapis volant d’un antique système au sempiternel LHM, les butées hydrauliques progressives parviennent savamment à gommer toutes les aspérités de la route.

Si le relief est vraiment trop important, elles le goberont en douceur sans vous faire taper la tête au plafond. Je me suis demandé si le poids de quasiment une tonne et demie ne jouait pas en leur faveur, mais il n’en est rien. Les suspensions ont été raffermies pour supporter le surpoids de la bête.

Et plus on met le C5 Aircross en difficulté, plus il nous prouve ce qu’il a dans le ventre

De plus, me faisant déjà oublier les détails fâcheux perceptibles sur le C4 Cactus 2, les butées hydrauliques progressives ignorent les mauvais penchants d’une suspension hydraulique trop souple. En effet, le premier virage serré à l’attaque de l’ascension des cols marocains me laisse une impression étrange. Fortement habitué à me retrouver projeté soit dans la vitre de la portière, soit sur mon sympathique passager, ici ce n’est qu’un mauvais souvenir. Malgré un centre de gravité haut par essence, malgré un poids conséquent (même s’il reste léger entre guillemets pour un SUV), malgré un confort qui induit une souplesse démesurée, le C5 Aircross n’accuse presque aucun tangage, et qu’un roulis contenu. Stabilité et adhérence sont les mots que je retiendrai concernant le comportement routier de notre vaisseau. Une fois cette confiance gagnée, on se laisse porté vers de nouveaux horizons en toute sérénité…

Citroën C5 Aircross : l’évasion au sens propre du terme

Agrément de la motorisation : la force tranquille

J’en ai parlé précédemment, j’ai entamé mon voyage chevronné à bord de la version essence. Sur route civilisée, j’ai pu tester son comportement dans les 3 modes possibles : Normal, Eco ou Sport. Dans le premier, la motorisation a du répondant. Aucun souci pour doubler rapidement. En mode Sport, on s’amuse à découvrir une boite EAT8 bien plus réactive. Soubresaut au moindre effleurement de la pédale, ce mode colle parfaitement à son nom, mais peut devenir désagréable si on souhaite rouler tranquillement. Par contre, le mode Eco rend l’ensemble complètement anémique sans voir réellement de différence à la consommation.

La consommation, parlons-en. Dans un contexte standard, on approche aisément des 7 litres aux 100 kms, ce qui reste très raisonnable pour une automobile de cette carrure. Bien évidemment, lorsque je me suis engagé dans les routes tortueuses qui forcent à plus que titiller la pédale de droite, les chiffres au tableau de bord grimpent inéluctablement.

Sans être un gouffre sans fond, le C5 Aircross ne mangera jamais plus que 12 litres aux 100 kms, même si vous adoptez une conduite brusque. A l’instar de ce que j’avais pu découvrir avec le C4 Cactus 2, Citroën tire le meilleur de la banque d’organes PSA pour sortir de cette image de voitures populaires qui s’époumonent dès le premier degré de relief.

J’éluderais rapidement sur le cas de la motorisation diesel de même puissance. Au volant, la différence de sensation n’est que minime. A part peut être un couple légèrement plus perceptible dans les reliefs, seules une ambiance sonore dégradée et une consommation diminué d’un bon litre aux 100 kms sont au rendez-vous. L’avantage au final est qu’il n’y a pas de débat : les deux moteurs offrent une expérience équivalente, et laisse donc le choix complet à l’acheteur sur le seul critère du carburant.

Conclusion : une réussite de cohérence dans sa philosophie, son expérience de vie et sa conduite

Avant d’en terminer avec notre C5 Aircross, parlons investissement. Les prix s’étalent aujourd’hui de 24.000€ en entrée de gamme PureTech 130 BVM6, à 40.000€ en haut de gamme BlueHDi 180 EAT8. Ces prix excluent évidemment la version hybride rechargeable avec un mode full electric, annoncée pour 2019. Le Citroën C5 Aircross reste donc raisonnable sur la case « Banque », sachant proposer de nouvelles technologies non-présentes chez la concurrence de même niveau. La chance du dernier sorti, évidemment. Le fait est, qu’en terme de standing et de matériel proposé, ce SUV chevronné se pose comme un sacré compétiteur en terme de rapport qualité-prix.

Le Citroën C5 Aircross est à l’aube de sa vie commerciale, reste à savoir à quel point va-t-il se trouver dans la lumière…

Le terme de cet essai est arrivé. Pour faire un résumé succinct, on peut dire que Citroën tient entre ses mains une véritable pépite. Partant de la feuille blanche, ils ont su construire un produit abouti et convaincant. Le contrat est complètement rempli : confort, habitabilité, réponse aux attentes de la clientèle, positionnement, esprit nouveau, inscription dans la stratégie, agrément de conduite, technologie avancée sur une voiture populaire. Cette voiture regorge de potentiel(s). Reste à savoir quel accueil va lui réserver la clientèle ? Même si nous avons déjà un élément de réponse, avec déjà plus de 1.500 pré-commandes positionnées. Personnellement, je mettrai bien une petite pièce sur ce SUV qui fera, j’en suis sûr, son petit bonhomme de chemin.

Points positifs :

  • Technologie embarquée (conduite autonome)
  • Design novateur et affirmé
  • Motorisations agréables
  • Confort au rendez-vous (suspensions et sellerie)

Point négatifs :

  • Infotainment peut être simpliste pour les fous des menus interminables
  • Pas de rappel du mode de conduite au compteur (bouton invisibles derrière le levier)
  • Ouverture du hayon