Essais

Tesla Model Y Grande Autonomie : anatomie d’un véritable succès

Il déferle sur nos routes depuis quelques mois, au point même de friser l’overdose diront certains… Dire que le Tesla Model Y est un succès relève de l’euphémisme, et les ambitions de Tesla sont à la hauteur : il devrait être le modèle le plus vendu du constructeur. Même la mère d’Elon Musk l’a choisi ! A-t-elle eu raison ? Spoiler : plutôt, oui.

« Les choses avaient l’habitude de se produire trop lentement. Tesla a secoué l’industrie et a accéléré les processus et les décisions. » : ces quelques mots pleins de vérité viennent de la bouche de Benedetto Vigna, PDG de Ferrari. Rien que ça. En moins de 10 ans, le constructeur Californien a bousculé le marché et rebattu les cartes. Tesla a réussi à s’imposer comme le leader de la voiture électrique, et à la démocratiser avec des produits complètement inédits. Après Model S, Model 3 et Model X, voici donc le dernier membre de la famille SEXY de Tesla : le Model Y.

Rouler en Tesla n’a plus rien de très original, c’est sûr

Model Y : juste une Model 3 surélevée ?

Bon, sexy, il ne l’est pas vraiment à mes yeux. J’avoue ne pas être particulièrement fan du look du gros bébé, manquant de finesse et pas vraiment élégant avec sa ceinture de caisse haute et ses grandes surfaces vitrées. Une allure de petit baleineau renforcée par la couleur blanche nacrée et les jantes de 19 pouces qui ne lui rendent pas vraiment grâce. C’est un peu mieux avec le bleu foncé, le noir ou même le nouveau gris Quicksilver et les grosses jantes Rotor noires optionnelles. 

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Le nouveau gris, qui semble aller comme un gant au Model Y

Sous ces airs de petit pachyderme, le Model Y est toutefois un modèle d’efficience grâce à un CX de 0,23 et moins de deux tonnes sur la balance. Tesla a soigné chaque élément pour réduire la résistance aérodynamique avec par exemple les poignées rétractables. La carrosserie du SUV est exempt de tout appendice inutile et relativement minimalisme. Un design finalement simple et moderne, tourné avant tout vers la recherche de l’efficience.

Avec une signature lumineuse identique et bon nombre d’éléments de style en commun, l’air de famille avec la Model 3 est indéniable (et voulu). Globalement, le Model Y est le grand frère de la berline que l’on croise à tous les coins de rue en région parisienne. Vu le succès de la berline depuis sa sortie, et les débuts en fanfare du SUV, force est de constater que leur look plaît, ou du moins ne déplait pas. 

Niveau dimensions, le Model Y diffère toutefois d’une Model 3. Avec une longueur de 4,72 m, une largeur de 2,12 m (avec les rétro’) et une hauteur d’1,62 m, il s’adresse aux clients de SUV familiaux et offre ainsi des prestations en corrélation.

Logeable et spacieux : le sens de l’accueil

Grâce à son empattement de 2,89 m et à sa hauteur accrue, le Model Y est davantage destiné aux familles et aux personnes recherchant de l’espace à bord qu’une Model 3. Aux places arrière, le plancher entièrement plat et une troisième place centrale généreuse permettent d’envisager sans crainte les longs voyages à trois, même s’il manque un appui-tête au centre et que les sièges ne soient pas indépendants comme le Model X. L’espace aux jambes est en tout cas remarquable, et chaque passager peut jouir des sièges chauffants et des ports USB-C.

La banquette arrière se rabat par le biais de boutons dans le coffre, afin d’agrandir encore le coffre déjà énorme de 854 litres équipé d’un plancher modulable sur deux niveaux. Ce dernier permet de tout emmener sans trop se poser de questions, des chiens aux bagages en passant par les vélos. À cela s’ajoute un second coffre à l’avant de 117 litres, portant ainsi le stockage total à près de 2158 litres une fois la banquette rabattue. La carrure de baleineau à l’extérieur prend ici tout son sens ; peu de voitures sur le marché peuvent se targuer d’offrir autant de place pour ses occupants et leurs affaires.

À bord du Model Y : enfin au niveau des meilleurs

Le Model Y reprend la même planche de bord horizontale au look on-ne-peut-plus minimaliste de la Model 3 s’articulant autour du superbe écran tactile de 15 pouces, ainsi que des deux ambiances disponibles. De série, notre version cuir noir avec des inserts en bois. En option, de jolis cuirs blancs et inserts noirs laqués. J’avoue préférer les petits inserts en bois ; dommage de ne pouvoir les avoir avec les cuirs blancs. Reste que, même en noir, l’habitacle du Model Y est extrêmement lumineux grâce à d’immenses surfaces vitrées, dont ce sublime toit qui se teint en fonction de l’exposition au soleil. Il ne s’ouvre pas, mais il offre au cocon du Model Y une sensation d’espace et de lien avec l’extérieur qui fait du bien.

Côté matériaux et finitions, là où on pouvait pinailler sur la qualité perçue et les finitions des premières Model 3 sorties, force est de constater que la situation a bien changé. Notre Model Y, en provenance directe de l’usine de Berlin, est tout simplement une référence en la matière : aucun plastique disgracieux ou fragile n’est à portée d’œil ou de doigt. De la suédine recouvre les fonds de bacs de portière et les contreforts de portes, le bois nervuré ajoute une touche de couleur bienvenue et des inserts en aluminium apportent ce qu’il faut de premium. Les assemblages et alignements sont exempts de toute critique, et aucun bruit parasite ne vient trouver la quiétude à bord. Tesla est au niveau des premiums.

Le cuir « vegan » (même si un « cuir » ne peut être vegan, par essence) est lui d’excellente facture et recouvre une grande partie de l’habitacle, dont la console centrale entre les fauteuils avant. Celle-ci a été revue au cours des derniers millésimes de Tesla Model 3 et arrive ainsi de série dans le Model Y. Elle intègre de larges coffres de rangement, des ports USB-C ainsi que deux espaces pour charger sans-fil son smartphone.

Tesla a ainsi énormément progressé concernant la qualité de ses habitacles, et le Model Y en est le témoin. En quelques années, présentation, matériaux et assemblages sont désormais à la hauteur des meilleurs du segment. 

« Un cocon de modernité dans lequel on se sent bien, un univers zen et épuré qui sied parfaitement à la philosophie de la voiture »

Technologiquement au sommet

La firme Californienne relève autant de l’entreprise tech’ que du constructeur automobile. Depuis sa genèse, autant de développeurs que d’ingénieurs bossent sur les modèles Tesla, avec une dotation technologique jamais vue dans une voiture. Ce magnifique écran tactile flottant de 15 pouces est un régal pour les geeks, mais aussi et surtout une expérience à bord complètement différente de ce que l’on peut trouver ailleurs, puisqu’il n’y a rien d’autre. Deux commodos derrière le volant, deux molettes sur ce dernier et… c’est tout. 

Une ergonomie minimaliste assez déroutante lorsqu’on pénètre pour la première fois à bord, qui demande un temps adaptation avant d’être efficace et de trouver ses marques. Cela pousse à fouiller un peu dans les menus pour accéder aux réglages, mais l’interface est réussie et accessible tout en étant complète en terme de fonctionnalités. Il faudra juste se rappeler que tout se gère via l’écran, même pour régler la position de son volant. Tesla raisonne avant tout comme une boite de technologie et toute l’expérience à bord repose sur son système multimédia. Le meilleur du marché, il faut le dire.

Lorsque les cadors de l’automobile, Ford, Audi et Mercedes en tête, mettent le paquet pour se mettre à niveau après de longs mois de R&D, par le biais d’une simple mise à jour gratuite, Tesla reprend une longueur d’avance en ajoutant de nouvelles fonctionnalités plus ou moins utiles fréquemment. Dont une grosse mise à jour de fin d’année en guise de cadeau de Noël qui a récemment apporté le support d’Apple Music et le fait de pouvoir jouer à Steam sur les S et X, par exemple.

Au-delà du maintenant traditionnel coussin péteur, du karaoké, des jeux qui se jouent au volant ou à la manette, des services de streaming et du navigateur intégrés, les mises à jour améliorent aussi la voiture côté sécurité et fonctionnement. Ces petits hobbies sont un régal pour geeks, mais permettent surtout d’occuper les quelques minutes d’attente au Supercharger.

Sur la route : Model Y, premier de classe

Le grand voyageur ultime

Avec une telle dotation technologique et un tel espace à bord, on ne peut qu’avoir envie d’enchainer les kilomètres en sa compagnie. Le Model Y Grande Autonomie est d’ailleurs taillé pour ça…

Avec une batterie de 72,5 kWh il offre une autonomie de 565 km et une puissance de charge pouvant aller jusqu’à 250 kW. Ses deux moteurs lui confèrent une puissance de 258 kW (351 ch) via une transmission intégrale. Ce qui lui permet d’abattre le 0-100 km/h en 5 secondes sans aucun problème de motricité et une vitesse de pointe de 217 km/h. Cela offre au SUV des accélérations sans latence et reprises toniques, un niveau de performance largement supérieur à ce qui est imaginable pour un bon SUV familial. Et pour ceux qui en voudraient encore plus, le Model Y Performance passe un autre cap. 

Restons raisonnable et concentrons-nous sur l’efficience. Grâce à son CX maitrisé de 0,23 et un poids de 1979 kg, il est l’une des voitures électriques les plus sobres que nous ayons pu essayer. Tesla annonce une autonomie de 565 km avec nos jantes de 19 pouces, et une consommation mixte de 16,9 kWh/100 km. Des scores tout à fait honorables, et vérifiables dans la réalité.

Dans les faits, le Model Y Grande Autonomie est le modèle idéal pour parcourir de longues distances. Avec son double vitrage de série et un travail remarquable effectué sur l’insonorisation, voyager à son bord est une expérience on-ne-peut-plus reposante. Le système Hi-Fi Premium est lui un régal avec une spatialisation réussie dans l’habitacle.

Les sièges offrent un haut niveau de confort et un bon maintien, tandis que l’amortissement est parfaitement calibré pour filtrer efficacement les aspérités de la route tout en gommant une quelconque prise de roulis. Sur la route, le Model Y est ainsi un exemple de rigueur. Sa direction gomme un peu les remontées d’informations et son feeling est un brin trop artificiel, mais Y est étonnamment agile et très sécuritaire. Dans les enchaînements sinueux, il offre des prestations dynamiques bluffantes et vire à plat. Toujours aussi surprenant !

Il conduit seul… mais pas partout

Dans ce soucis de voyage reposant, le Model Y offre également un arsenal d’aides à la conduite actives et passives efficace. Depuis son lancement, le système de Tesla se peaufine et les mises à jour l’améliorent. L’alliance entre le matériel (les multiples caméras) et le logiciel prend ici tout son sens, les deux fonctionnant de concert pour proposer quelque chose d’abouti et de plutôt fiable sur voie rapide. Hors autoroute, quelques alertes intempestives de véhicules garés sur le bas-côté ont entraîné des freinages d’urgence autonomes.

En France, l’autopilot total n’est pas aussi performant qu’aux États-Unis puisqu’il se limite aux voies rapides pour le moment. Ne cochez pas la case pour l’auto-pilot amélioré en l’état, il ne sert pas à grand chose. Surtout qu’on peut sans problème compter sur le régulateur de vitesse adaptatif et du maintien dans la voie de série, voire du changement de voie autonome du mode Autopilot à un peu plus de 3000 €. Dans un soucis de consommer moins, on vous conseillera d’ailleurs de laisser faire le système sur autoroute plutôt que d’utiliser les pédales.

Côté stationnement, notre modèle 2022 était équipé de capteurs permettant de connaitre la distance nous séparant des voitures et murs au moment de se garer, mais les modèles nouvellement sortis en sont dépourvus et il faut ainsi se garer quasiment à l’aveugle, en se fiant juste à l’image des caméras. Risqué. Une mise à jour devrait apporter prochainement une amélioration sur cet aspect, mais il manque cruellement une caméra sur le bout du capot pour savoir où se trouve notre avant au moment de se garer.

Une efficience remarquable

Sur route, on peut aisément dépasser les 500 km grâce à un appétit de moineau et à une excellente gestion de la régénération d’énergie à la décélération et au freinage. On peut ainsi conduire à une pédale et récupérer efficacement des watts à chaque lever de pied. Mais, contrairement aux autres, Tesla ne propose pas de régler le niveau de régénération au fil de la conduite par le biais de palettes ou de modes. Une recherche de la simplicité qui nous prive d’une vraie roue libre : lâcher l’accélérateur freinera forcément la voiture. Un petit manque dans l’expérience-utilisateur qui impose de constamment jouer avec la pédale de droite.

Cela n’entache toutefois pas la sobriété du Model Y Grande Autonomie, qui fait office de référent en la matière. Les consommations parlent d’elles-mêmes puisque nous avons atteint des records ; que ça soit sur autoroute (19,9 kWh/100 km sur 250 km à 130 km/h), sur voie rapide (16,7 kWh/100 km à 110 km/h) et en usage urbain et péri-urbain en étant sans forcer sous les 14 kWh/100 km.

Après 250 km d’autoroute : 19,9 kWh/100km

Une charge rapide, mais pas éclair

Sur autoroute, nous avons pu sans sourciller parcourir près de 400 km en partant avec 100 % de batterie jusqu’à arriver à 10 %. Entre 80 % et 10 %, il est ainsi facile de dépasser les 300 km de voie rapide avant de devoir s’arrêter pour recharger. À ce petit jeu ô combien important, il accepte les charges DC allant jusqu’à 250 kW (mais seulement entre 5 et 20 % de batterie environ, avant de se stabiliser sous les 200 kW). Côté régularité de la courbe de recharge, il fait ainsi moins bien qu’une Hyundai IONIQ 6 par exemple et perdra plus rapidement en puissance de charge malgré l’utilisation d’un Supercharger Tesla et d’une température extérieure idéale (15 degrés). Il lui faudra alors environ 20 minutes pour récupérer 240 kilomètres d’autonomie sur un Supercharger.

En complément des Superchargers qui ne serviront finalement que sur les longs trajets, le Model Y se charge à 11 kW sur borne publique ou Chargeurs à Destination Tesla, et propose bien évidemment un adaptateur pour recharger sur n’importe quel prise domestique.

L’écosystème le plus abouti…

Les Superchargers, justement, sont la pierre angulaire de l’éco-système Tesla. Lancés en même temps que les premières berlines Model S, ils sont ces points de passage et lieux de rassemblement des Tesla à travers le monde qui maillent désormais parfaitement le territoire Français. Un simple coup d’œil à la carte permet de voir qu’il est ainsi possible de traverser des continents entiers sans avoir à sortir de ce monde merveilleux du voyage électrique créé par Tesla avant même que les acteurs de l’énergie (IONITY, TotalEnergies et Fastnd en tête) pointent le bout de leur nez. Plus qu’un constructeur, Tesla se veut être un acteur de la mobilité électrique et ouvre ainsi de plus en plus de Superchargers aux autres véhicules électriques.

La nouvelle aire de Superchargers (250 kW) à Le Mans

Dans les faits, ce monde idyllique plein de jolis électrons permet aux conducteurs de Tesla de parcourir de longues distances sans se soucier du côté encore un peu aventurier/anxiogène des arrêts recharge. Sur la route, le planificateur d’itinéraire reposant sur les cartes satellite de Google Maps prend en compte les Tesla Superchargers au fil du parcours et optimise ainsi les arrêts recharge en temps réel. Durée de l’arrêt avant de pouvoir repartir et finir son trajet, prix de la session, disponibilité des bornes, services à proximité : l’interface est complète, et le service très agréable à utiliser.

À l’approche d’un Supercharger, le pré-conditionnement de la batterie se lance afin que la voiture puisse accepter une puissance de charge optimale au moment de se brancher. C’est propre, c’est fiable : on fait alors pleinement confiance à l’algorithme et on se laisse guider dans cet écosystème merveilleux. Petit loupé dans notre cas, sans explication apparente : le système de navigation nous incitait à aller sur le « vieux » Supercharger du Mans limité à 150 kW, alors que d’autres plus récents et plus puissants pour notre voiture (250 kW) étaient disponibles juste à côté.

… Mais propriétaire

Tesla a toutefois quelques œillères et ne tient compte que de sa propre infrastructure de charge au moment de « faire le plein ». Un mal pour un bien, car les clients Tesla bénéficient de prix préférentiel (qui varient selon la borne et l’heure de la journée) et surtout de la garantie d’une infrastructure fiable et d’une expérience fluide (pas besoin de carte de charge ou d’abonnement spécifique, la trappe s’ouvre, vous branchez). La force de l’écosystème prend ici tout son sens.

Toutefois, il arrive que, stratégiquement, une borne tierce (type IONITY) soit mieux placée qu’un Supercharger. Là où les bornes rapides sont souvent placées sur les aires de repos avec toutes les commodités qu’on connait, les Supercharger Tesla imposent très souvent de devoir sortir de l’autoroute et de passer un péage pour se retrouver sur un parking de supermarché ou d’hôtel sans trop de vie autour. Quelques minutes perdues, et surtout moins pratique qu’une habituelle aire de repos sur l’autoroute avec les commodités que l’on connaît. Au tarif actuel des Superchargers (environ 0,40 € le kWh vs. le double ailleurs), cela reste toutefois bien plus plus compétitif de dépendre de l’écosystème Tesla.

Le Supercharger de Rennes, comme un air de fin du monde

Depuis une mise à jour, le système de navigation s’est toutefois un peu ouvert et permet de trouver les bornes à proximité, de les ajouter comme points de passage et même de pré-conditionner la batterie en fonction. Mais, pour l’instant, seuls les Superchargers sont inclus automatiquement au moment de lancer un itinéraire. Cela demande ainsi un peu de bricolage, et seuls les utilisateurs avertis s’amuseront ainsi à cela.

La recherche de bornes tierces est désormais intégrée

Tesla prend ainsi par la main et rassure ses clients avec un écosystème captif mais efficace et performant, en leur présentant une solution clé-en-main de voyage à bord de leur Model Y. Saisissiez où vous souhaitez aller, et laissez faire le système : l’autopilot vous guide alors jusqu’au prochain Supercharger puis jusqu’à destination.

Tesla Model Y : la voiture électrique idéale ?

Loin devant sur bon nombre d’aspects, à commencer par une technologie embarquée et évolutive sans concurrence, et une efficience impressionnante, le Model Y creuse le pas avec une habitabilité record, un confort de référence et un comportement routier très convaincant. Le tout à 57 990 € (prix en février 2023) pour notre configuration Longue Autonomie avec autopilot. Même si la concurrence aiguise ses armes et arrive sur le marché avec tout un tas de propositions plus ou moins exotiques et complètes, aucune n’est aussi cohérente.

Voiture électrique la plus vendue en Europe depuis plusieurs mois, le Tesla Model Y est un véritable carton commercial. Avec une Model 3 à moins de 40 000 € et désormais le Model Y à partir de 41 900 € à l’heure où j’écris ces lignes (qui offriront « seulement » 100 km d’autonomie de moins et une puissance de charge un peu moins puissante), la firme Californienne a réussi à démocratiser la voiture électrique et à attirer un nombre impressionnant de nouveaux clients dans son écosystème. Alors oui… on en voit énormément sur la route et rouler en Tesla n’a plus rien de très exotique, mais ceci explique cela : un produit si abouti et si homogène ne peut que trouver son public et être un véritable succès.

Photos : Victor Desmet