Audi A7 Sportback, Gran Turismo

Dévoilée en fin d’année dernière, l’Audi A7 Sportback revient sur le devant de la scène. Deuxième génération du coupé 4 portes d’Audi, l’A7 Sportback se refait une beauté, tout en élégance et raffinement. Je suis parti dans la région de Milan, prêt des bords du Lac de Côme, découvrir la plus latine des Allemandes.

Angelo !

Sortie en mars dernier, l’Audi A7 Sportback est la seconde itération de la berline coupée aux quatre anneaux. Sortie en 2010 et après un facelift en 2014, l’A7 se devait de faire peau neuve. Quand bien même, beaucoup diront que la plus belle des Audi est la nouvelle Audi A5, que nous avions testée dans le sud de la France, l’Audi A7 Sportback n’est pas loin derrière. Ligne tendue, capot nervuré et arrière plongeant, elle a de la gueule, que l’on veuille ou non ! Et même si Audi n’est pas forcément de mon avis, les feux affinés et la calandre singleframe légèrement écrasée procurent un dynamisme dorénavant obsolète sur l’ancien modèle.

Son gabarit n’est pas des plus petits. Avec ses 1 908 mm de large, et ses 4 969 mm de long, la nouvelle A7 en impose. Positionnée entre le Segment C et le segment D, l’Audi A7 tend tout de même plus vers le gabarit d’une Audi A8.

La signature visuelle de l’Audi A7 a une nouvelle fois été très travaillée.

La Dolce Vita

Bien que le design extérieur ait grandement évolué, c’est à son bord que le charme opère instantanément. Outre le fait que l’assemblage, une fois encore, et la qualité des matériaux utilisés soient ce qui ce fait de mieux sur le marché, c’est surtout le nombre incroyable d’écrans présent dans son habitacle qui nous fait faire un « wow » d’étonnement.

Si l’on compte la vision tête haute, pas moins de 4 écrans sont présents à l’intérieur de l’Audi A7 Sportback, hérité directement du concept Audi Prologue.

On compte donc, le Virtual cockpit de 12,3″ toujours aussi séduisant avec sa cartographie en 3D, l’écran supérieur de 10,1 pouces (associé au système de navigation MMI Navigation plus) qui gère le GPS, l’autoradio (Bang & Olufsen en option) ainsi que diverses autres applications, et enfin l’écran inférieur de 8,6″ qui gère la climatisation, le confort des sièges ainsi que la saisie de texte. À noté que l’écran n’est pas « juste » tactile, et qu’il faudra ainsi appuyer sur celui-ci, avec un clic sonore (similaire à celui d’une souris d’ordinateur) qui validera votre choix. L’avalanche d’options peut surprendre de prime abord. Quand on sait que la moyenne d’âge des propriétaires d’Audi A7 a plus ou moins 50 ans, il se pourrait que certains s’emmêlent les pinceaux. Cependant Audi a pensé à tout, et promet une vraie formation lors de l’achat.

Les passagers peuvent régler comme ils le souhaitent la température de leur espace et bénéficier de chargeurs USB. Pratique pour les tablettes des enfants ! Enfin, de nuit, l’habitacle s’anime avec un contour de LED de couleurs du plus bel effet.

Tecnologia concentrata

Avec cet intérieur déjà riche en émotion, l’Audi A7 Sportback ne pouvait pas faire l’impasse sur une technologie de conduite avant-gardiste. On le sait, Audi travaille depuis déjà pas mal de temps sur ses véhicules autonomes, mais aussi sur les technologies proactives en termes de sécurité. Pas moins de 24 capteurs entourent l’Audi A7, et ils assurent via 39 assistances une couverture à 360°.

Par exemple, l’A7 freinera à votre place, détectera un véhicule caché lors d’une intersection. Elle sortira et rentrera également toute seul de sa place de parking, et pourra même donner un petit coup de volant préventif si vous n’avez pas un compas dans les yeux lors d’une manœuvre un peu risquée. Équipée de deux gros capteurs LIDAR positionnés dans la calandre avant, l’Audi A7 est prête pour la conduite autonome de niveau 3, qui devrait être validée en France dès 2019. Elle permettra au véhicule de prendre la main dans les embouteillages par exemple, mais aussi conduire seul sur autoroute ou sur une route délimitée par un muret.

La camera infrarouge permet la vision nocturne, qui permet de détecter des obstacles invisibles dans l’obscurité.

Les différents capteurs vous permettront de vous extirper de situations difficiles !

L’autre innovation technologique intéressante, c’est la possibilité, via l’application smartphone Audi Connect, de ne plus utiliser la clé du véhicule, mais simplement votre smartphone, grâce à la fonction NFC de celui-ci. Pour le moment, seul les appareils Android permettent de contrôler votre véhicule, mais que les pros Apple, se rassurent, c’est en cours de validation sur leur téléphone adoré ! Cette technologie permet, par la même occasion de partager son véhicule avec des amis par exemple, et de garder sa clé en toute sécurité. Il suffit d’appairer le téléphone avec sa voiture, et celui-ci fera office de clé. Chapeau.

La vita a bordo

Pour son lancement en France, l’Audi A7 est équipée du moteur V6 3.0 TFSI de 340 chevaux. Le V6 3.0 diesel de 286 chevaux que j’ai pu essayé (en plaque allemande) est en phase d’homologation dans notre pays. Les 340 chevaux et la souplesse du V6 turbo confèrent à l’A7 un confort de conduite indéniable. La boite à vitesse S-tronic gère parfaitement le couple monstrueux de 500 Nm. Là encore, je suis habitué à ce qu’une Audi procure de belles sensations de conduites. Pour le coup c’est surtout son confort et sa légèreté qui m’ont séduit. On sent à peine les 1890 kg de l’engin.

Grâce aux 4 roues directionnelles (en option), j’ai pris beaucoup de plaisir à enchainer les multiples épingles de la région de Côme. Les roues arrière prennent au maximum un angle de 5 degrés, ce qui permet un braquage et un enroulement des virages sans égal. Comme si la technologie quattro ne suffisait pas, un petit aileron arrière s’active à partir de 120 km/h, pour assurer une meilleure stabilité. Il est d’ailleurs tout à fait possible de l’activer manuellement.

L’Audi A7 ne s’arrête pas là, puisque grâce à la technologie MHEV (un système hybride léger), il est encore possible de gagner en confort. Comment ? Et bien grâce au moteur électrique de 48 volts embarqué, qui permet au véhicule de circuler en roue libre entre 55 et 160 km/h. L’alternodémarreur peut ensuite redémarrer le moteur en douceur. J’avoue qu’au vu du confort déjà présent à l’intérieur de l’Audi A7, je n’ai pas ressenti de différence. Le V6 essence étant déjà extrêmement silencieux, voir même limite un peu trop comparé au moteur diesel, un peu plus « rageur ». D’ailleurs, sachez que même si le moteur diesel perd 54 chevaux face au bloc essence, les 680 Nm de couple sont très appréciables. J’ai peut-être même préféré les sensations à bord du diesel, au vu du gabarit de l’auto.

Voilà !

Vendue à partir de 73.000 € , l’A7 Sportback est un vrai palace roulant. Bardé de technologies, d’un confort de conduite hallucinant, je ne saurai lui trouver de véritable défaut. C’est indéniable, l’auto boxe dans le haut de gamme, voir le très haut de gamme. Nos modèles étaient remplis d’options, et s’affichaient davantage autour des 96.000 €. C’est le prix à payer pour un véhicule avant-gardiste, et très bientôt autonome !

On aime :

  • Le nouveau design Audi, beaucoup plus méditerranéen, merci Marc Lichte
  • Le systeme Bang & Olufsen, qui réduit le bruit parasitaire ambiant (7.000 € l’option)
  • Le V6 3.0 TDI, et ses 620 NM de couple !

On aime moins, mais vraiment un tout petit peu moins :

  • Pas facile au premier abord de maîtriser l’infotainment à bord. L’écran inférieur est peut être de trop.
  • Un gabarit pas du tout passe partout.

 

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