GT Sport, le concentré de Gran Turismo

Il aura fallu attendre pas moins de 4 longues années afin de voir débarquer le dernier opus de Polyphony Digital simplement prénommé GT Sport. Après quelques reports assez fréquent dans la série, des vidéos franchement pas convaincantes et une communication pas forcement des plus soutenues, le dernier Gran Turismo est enfin entre mes mains. Entre temps, Forza 7 et Project Cars sont passés par la, bien que ce second épisode soit finalement moins sympa que prévu, GT Sport n’arrive pas du tout en terrain conquis et doit faire ses preuves. La console s’allume, les mises à jour sont faites, c’est parti.

Une Intro emblématique

Dès le démarrage du jeu, si vous possédez une PS4 Pro, GT Sport vous propose le type de rendu désiré. HDR 4K ou non, favorisé la performance à la qualité d’image, et enfin régler la colorimétrie du jeu. Au vu du nombre de TV et de technologies disponibles dans le monde, c’est un détail bienvenu.

L’intro du jeu, bien qu’un peu longuette nous balance directement dans l’ambiance avec la rétrospective des différents épisodes sortis sur Playstation. Je me revois alors, découvrir en avant première en 1997, le premier épisode sur Playstation première du nom. À l’époque, le jeu mettait une piquette à tous les jeux automobiles existants. Le deuxième effet kisscool fut lors de la sortie de la manette Dual Shock ou l’on sentait pour la première fois les vibrations de la voiture dans les mains. Le plaisir de sentir la Toyota Supra Castrol s’élancer !! Tout ça pour dire que cette intro nous plonge dans l’ambiance, même si une fois de plus, la musique officielle du jeu à savoir Moon over the Castle, n’est toujours pas présente en Europe! Pour la peine voici la version japonaise avec la VRAIE musique !

Une fois les larmes de nostalgie essuyées, nous voilà dans un menu plus que bien fait allant droit à l’essentiel. Un mode arcade, un mode campagne, où vous passerez le plus clair de votre temps à passer des permis, apprendre les circuits et réussir des missions parfois impossibles de prime abord. Suivront le mode en ligne (sport) et enfin la boutique où vous pourrez acheter pas moins de 170 voitures. La boutique est l’antre du passionné, tous les concessionnaires sont ici représentés et pour chaque marque, vous aurez un historique et des vidéos de modèles emblématiques . Superbe.

Un contenu… contenu

GT Sport peut décevoir de prime à bord avec un contenu pas forcement très important. Pour les puristes de la piste, une fois les courses de karting, les anneaux de vitesse et les courses de rallyes façon « holidays on ice » enlevés, le nombre de circuits intéressant fond comme neige au soleil. Seulement 17 circuits dont 6 tracés réels sont de la partie.

Ceux qui pensaient retrouver Spa Francorchamps ou bien Monza seront déçus, pire, les tracés mythiques de Gran Turismo comme Deep Forest, Trial mountain et consort, ne sont pas présents ! Cependant, le Nurb, Brands Hatch et Interlagos, entre autres, combleront, en partie, cette frustration. Le mode Arcade est, pour le moment, donc très restreint et l’on a vite fait le tour du proprietaire. À noter, cependant, que les 2 créations de cet opus Dragon Tail et Laggo Magiore sont très addictifs et l’on prendra beaucoup de plaisir à enchainer les tours.

Pour ma part n’étant pas friand des jeux online, j’ai donc vite fait le tour de GT Sport, cependant pour les aficionados des parties en ligne, le mode Sport est très intéressant. Ainsi vous enchainez les courses sur différents tracés à différentes heures et avec différentes catégories. Vous pourrez d’un coup d’un seul enchainer avec une course en roadster Mazda et 20 minutes plus tard, vous vous arrachez les bras en catégorie GT3. Selon vos talents de pilote, votre fair-play et votre classement, vous évoluerez afin de trouver toujours plus fort que vous, jusqu’à tomber sur Maitre Sega… ou pas…comprenne qui pourra.

Un touché aux petits oignons

Il y a une chose que l’on ne peut enlever à la série Gran Turismo c’est bien sa maniabilité. GT Sport ne déroge pas à la règle et nous affuble d’une maniabilité à la manette exemplaire. Contrairement à Project Cars 2 complètement raté à ce niveau, les petits gars de Polyphony Digital ont encore réalisé un boulot incroyable. On place vraiment le véhicule là ou on le désire. On rattrape plus ou moins bien le véhicule et on a toujours l’impression de pouvoir encore et toujours s’améliorer. Prendre le virage différemment, jouer sur les appuis, sur la trajectoire, un vrai plaisir des sens.

Au volant c’est aussi la même chose. Mon T300RS, calibré automatiquement au lancement du jeux, répond au doigt et à l’oeil. Les sensations et le retour de force sont parfaitement bien retranscrits, même si Assetto Corsa sur PS4 reste toujours au-dessus. GT Sport apporte ce qu’il faut de réalisme et de plaisir dans sa maniabilité. On ressentira les choses différemment selon la vue adopté, mais pour ma part, la vue cockpit et la vue de pare choc sont les meilleures sur piste. Coté rallye, la vue au-dessus du parebrise permet de mieux appréhender les interminables glissades qui rendent cette catégorie, à mon sens, un peu futile quand on voit le boulot réalisé sur DiRT pour ne citer que lui.

L’IA quant à elle, souvent décrié dans les anciens épisodes tiens enfin un peu la route! Terminé le petit train de véhicule attendant sagement que vous les dépassiez, désormais la bataille fait rage, surtout avec les 2 premiers. Il n’est pas rare, d’ailleurs, de les voir commettre une erreur suite à un freinage tardif pour vous empêcher de les doubler. ENFIN !

Techniquement irréprochable ?

Sur bien des aspects GT Sport est une véritable baffe graphique. L’adjonction d’une PS4 Pro avec un écran 4K en met plein les yeux. Le rendu HDR lors des courses de fin de journées sont vraiment … aveuglantes. L’antialiasing est aux abonnés absents et les véhicules sont parfaitement modélisés. A noté une toute petite baisse de qualité sur une PS4 « normale », mais vraiment rien de bien méchant.

C’est surtout votre téléviseur qui pour le coup peut faire une réelle différence. Par rapport au ténor de cette fin d’année GT Sport sort très bien son épingle du jeu et le matraquage médiatique de Microsoft avec son « plus beau jeu du monde » prends un petit coup derrière les oreilles. Le côté « crade » d’un Project Cars 2 ou l’on pouvait voir les pares brises subirent la course est absent. GT Sport a un rendu plus lisse, plus propre. À vous de juger! Le point noir de cette réussite technique, par rapport à ses concurrents, c’est surtout l’absence de météo dynamique et d’évolution temporaire. Et c’est peut être pour ça que GT Sport peut s’appuyer sur un rendu aussi parfait.

Un mot pour les possesseurs de casque VR puisque GT Sport propose un mode spécifique. Pas très riche puisque ce sera une course en 1 contre 1, le mode VR apportera surtout une immersion bluffante dans les différents cockpits des modèles disponibles. Ajoutez un casque VR, un volant et un casque audio 7.1 et vous changez de monde l’espace d’un instant!

Finishline

GT Sport, est pour ma part une sacrée surprise. Je l’ai maintes et maintes fois critiqué lors des différents previews visualisées. Attendant comme le messie Project Cars 2 et ayant été déçu par ce dernier, GT Sport a véritablement été un « ouf » de soulagement. Certes, le contenu est assez maigre même si un véritable mode carrière est attendu avant Noël, les permis et les défis sont intéressant, mais ce qui encense cet opus, c’est tout simplement son plaisir de jeu. Oui, JOUER, a un véritable JEU vidéo, prendre plaisir à contrôler son véhicule à la manette, apprécier le son du V8 Ferrari ou du Flat 6 de la 911 RSR et enchaîner les courbes avec plaisir sans avoir à s’arracher les cheveux. C’est ça GT Sport, le plaisir de jouer et la passion automobile avant tout.


 

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