On ne peut pas plaire à tout le monde…

A peine dévoilé, l’Urus, le tout premier SUV de Lamborghini (en mettant de côté le tentaculaire -et confidentiel- LM002) fait déjà couler beaucoup d’encre. Pas qu’il n’était pas attendu, puisque les médias du monde entier ont montré des images de prototypes plus ou moins camouflés. Non, c’est plutôt son style qui fait aujourd’hui débat. Horrible pour certains, bestial pour d’autres, tout le monde y va de son avis personnel. De mon côté, j’attend de le voir « en vrai » pour me forger mon avis définitif, mais je dois quand même avouer qu’il ne me déplait pas entièrement à première vue.

Que les choses soient claires : pour moi, ce nouveau SUV n’arrivera jamais à la cheville de la beauté sculpturale d’une Huracan, ou de la plastique bestiale d’une Aventador. Toutefois, je pense que le côté délibérément caricatural de l’Urus fait sans doute partie des attentes de la clientèle de ce type de véhicules, qui s’attend à un style résolument ostentatoire de la part d’un SUV Lamborghini. Pour le coup, c’est indéniablement réussi !

Lignes taillées à la serpe, bouclier avant très largement ajouré, ceinture de caisse très haute, pavillon plongeant, optiques agressives : tous les ingrédients sont réunis pour faire dévisser les têtes. La taille des jantes n’est pas en reste : de 21 à 23 pouces ! Autant dire que les amateurs de style épuré et de discrétion tourneront instantanément les talons, horrifiés par cette vision presque outrancière du SUV.

Décrit par Lamborghini comme le premier « super SUV », l’Urus est animé par un V8 bi-turbo de 4,0 L, qui développe 650 ch, et 850 Nm de couple. Il est associé à une boîte automatique à 8 rapports. Si le style est décrié, les performances mettent tout le monde d’accord : 0 à 100 km/h en 3,6 secondes (12.8 secondes pour atteindre la barre des 200 km/h), et 305 km/h en vitesse de pointe. La puissance est transmise aux 4 roues, et répartie via un différentiel Torsen central, avec une prédominance sur les roues arrières (ratio 60/40, le système pouvant même transférer jusqu’à 87 % de la puissance aux roues arrières). L’Urus dispose par ailleurs de quatre roues directionnelles. Un bon point pour la maniabilité et l’agilité d’un engin mesurant tout de même 5,11 m de long !

Monté sur des suspensions pneumatiques, l’Urus dispose de plusieurs modes de conduites, en fonction des conditions météo, du revêtement et de l’humeur de son conducteur. De série, il reçoit des freins carbone-céramique. Malgré l’usage extensif d’aluminium pour sa carrosserie ou sa structure, Lamborghini annonce un poids conséquent, annoncé comme « inférieur à 2.200 kg ».

L’Urus est résolument high-tech, avec son écran tactile central, son instrumentation digitale, ou encore ses systèmes d’aide à la conduite autonome. Le SUV Lamborghini arrivera sur le marché au printemps 2018, pour un tarif Français supérieur à 200.000 Euros.


 

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