Arteon : Quand Volkswagen brise les codes !

Volkswagen pend des risques et ça fait plaisir ! A l’heure où le SUV est au coeur de toutes les conversations, un modèle type « fastback » fait son apparition. Elle se nomme ARTEON et à travers cet article, je vais vous présenter cette berline aux lignes affutées. Installez-vous confortablement, je vous embarque sur la Côte d’Azur pour plus de 7h de route à son bord.

Présentation

L’Arteon, nouveau fleuron de la marque Volkswagen, se positionne au-dessus de la Passat et au-dessous de la Phideon (conçue spécialement pour le marché chinois). Il y a les berlines classiques, et il y a les voitures de sport. Les unes se caractérisent par un maximum d’espace et de confort, les autres par un design affûté et un caractère dynamique intransigeant. L’Arteon réunit ces deux univers !

Coup de coeur sur le design avant-gardiste

Habituellement Volkswagen se repose beaucoup sur ses acquis, et n’apporte que très peu d’améliorations stylistiques à ses nouveaux modèles. Avec l’Arteon, la marque brise les codes, et nous dévoile une berline tape à l’oeil. Notons notamment sa calandre, qui s’étire sur toute la largeur de la voiture, et qui est ornée de lamelles chromées qui fusionnent avec les clignotants, son capot moteur débordant sur les ailes façon Audi TT, ou encore ses grandes entrées d’air. Le bouclier avant représente à lui seul tout le dynamisme du modèle. Quoiqu’on en dise, l’Arteon en impose, et croyez-moi elle aura fait tourner pas mal de tête tout au long de cet essai !

Pour un équilibre parfait, la partie arrière se veut plus discrète, plus classe, plus épurée. On notera la présence d’optiques LED, d’une lame noire en guise de spoiler et deux fausses sorties d’échappement chromées. Deux détails supplémentaires qui m’ont séduit sont : l’absence de cadre autour des vitres latérales (comme sur un coupé), mais également ses lignes sportives terminant sur un pavillon fuyant. Pour plus d’exclusivité j’ai choisi la teinte jaune curcuma et une finition R-Line, une teinte osée qui met encore plus en avant la berline, je vous laisse apprécier !

Mécanique

Lors de l’essai nous avons bénéficié des trois motorisations disponibles pour le lancement. Un TSI de 280ch (essence), et deux TDI de 150ch et 240ch. Par manque de temps nous avons essayé uniquement les deux moteurs TDI. La version 150cv manque cruellement de couple, et certains dépassements deviennent limites. Le 240cv quant à lui est pour moi le meilleur choix ! Très coupleux, il offre un dynamisme intéressant. Nous sommes loin d’un véhicule sportif, mais il permet de bonnes reprises et de se faire plaisir. C’est clairement la motorisation qui s’accorde le mieux au poids de l’Arteon (1825Kg). Sachez que trois autres moteurs complèteront plus tard le catalogue (1.5l TSI 150ch, un TSI et un TDI de 190ch chacun). Toutes les versions peuvent être associées à une boîte DSG à double embrayage. De plus, les TSI 280ch et TDI 240ch possèdent systématiquement la transmission intégrale 4MOTION.

Habitacle et confort

En revanche, l’intérieur est bien moins transcendant que l’extérieur. Une planche de bord similaire à la Volkswagen Passat, avec un degré de finition toujours exemplaire, mais ça reste du déjà vu chez Volkswagen… Je trouve la position de conduite difficile à régler car le volant reste haut, même ajusté au plus bas. L’Active Info Display et le Discover Pro 9.2″ sont appréciables sur une grande routière comme l’est l’Arteon. L’habitabilité arrière est impressionnante, et cette berline est un exemple en matière de confort ! Passé du mode sport au mode confort et la voiture se transforme en tapis volant. Vous ne sentirez plus les défauts de la route et cela dans le plus grand des silences ! Bref on s’y sent bien et on en redemande ! Le volume du coffre est lui aussi impressionnant, il passe de 563l à 1557l (banquette arrière rabattue). Le hayon à ouverture/fermeture automatique n’est pas de trop compte tenu de son poids conséquent.

Un pas de plus vers la conduite autonome

L’Arteon est un élément clef pour Volkswagen. Elle arbore les dernières technologies qui vont au fur et à mesure intégrer l’ensemble des modèles de la marque.

Trois nouvelles technologies en ressortent particulièrement :
– le régulateur de vitesse adaptatif (ACC), qui prend désormais en compte les limitations de vitesse.
– les nouveaux feux directionnels utilisent les données GPS pour anticiper la survenue des virages et les éclairer avant même que le conducteur ne tourne le volant.
– « l’Emergency Assist » renforce la sécurité en cas de défaillance du conducteur pour problème de santé, l’assistant déporte la voiture sur la voie de droite puis l’immobilise.

Sans oublier le « Lane assist » déjà connu, et qui lui aussi bénéficié d’améliorations. Je l’ai essayé sur de grands axes, et je peux vous dire que l’Arteon se conduit quasiment seule. Nous sommes pas encore sur de la conduite 100% autonome, mais on s’en rapproche énormément.

Finitions et Tarifs

Volkswagen proposera cinq finitions : « Arteon », « Elegance », « Elegance Exclusive », « R-Line » et « R-Line Exclusive ». A savoir que l’Arteon dans sa version de base est déjà très bien équipée (pro- jecteurs à LED, l’assistant de maintien de voie « Lane Assist », le système « Front Assist », des jantes en aluminium et le système d’info-divertissement « Discover Media »). C’est en toute logique que la configuration « Elegance » mise fortement sur l’élégance et la configuration « R-Line » met encore plus l’accent sur la sportivité. Comptez moins de 40.000 euros pour l’entrée de gamme et plus de 60.000 euros pour la version R-line Exclusive en 2.0l TDI 240cv.

Conclusion

Cette Arteon à sa place sur le marché automobile. Ce n’est pas du Premium comme chez Audi, Bmw ou encore Mercedes-Benz mais plus du Access Premium. J’aime beaucoup son design, son confort et son dynamisme. Elle sort du lot, se différencie des berlines austères que nous avons l’habitude de croiser. Le jaune curcuma rajoute une touche de folie supplémentaire, et donne du peps à cette Arteon. Agé de 26 ans je ne suis pas le conducteur attiré par les grandes berlines, mais je suis tout de même séduit.


 

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