Un sous-genre à la mode = un futur succès ?

On le répète encore et toujours : les SUV ont le vent en poupe, et cette tendance n’est pas prête de s’inverser. Signe des temps, les constructeurs commencent à proposer des déclinaisons « exotiques » de ces derniers, comme le SUV Cabriolet (coucou le Range Rover Evoque), et bien sur le SUV Coupé, qui conserve ses 5 portes, mais qui dispose d’une ligne de toit fuyante. Cette dernière catégorie a été inaugurée par la première génération de BMW X6, et d’autres constructeurs se sont depuis engouffrés dans la brèche, comme Mercedes (avec le GLC), et plus récemment Audi (avec le Q8), pour ne citer qu’eux.

C’est dans ce contexte que Renault a présenté au Salon de Moscou le « showcar » Arkana. Malgré cette appellation trompeuse, il s’agit d’une auto qui va bel et bien parcourir les routes à partir de 2019. « Destiné aux marches internationaux » et s’alignant sur le segment C, il se targue d’allier « l’élégance d’un coupé et la robustesse d’un SUV ». On vous laissera juge sur son style, que beaucoup comparent à celui du… Mercedes GLC.

Ce qui est sur, ce que sa silhouette à la croisée des genres est clairement affiliée au style Renault, puisqu’il dispose des derniers codes stylistiques de la marque : optiques avant avec signature lumineuse « C-Shape », visuellement reliés par une large calandre, ou encore signature lumineuse arrière parcourant toute la largeur de l’auto.

Si le résultat ne brille pas forcément par son originalité, et que le porte-à-faux arrière nous parait un peu trop proéminent, force est de constater que cet Arkana ne nous laisse pas indifférent pour autant, même si on attendra de le voir « en vrai » pour se forger notre avis définitif.

Il est trop tôt pour parler motorisations ou prix, ou même pour voir son intérieur. Par ailleurs, Renault reste (sans doute volontairement) vague sur sa volonté de le commercialiser sur notre marché, se contentant de préciser qu’il sera « sera fabriqué et commercialisé dans différents pays à travers le monde, en commençant par la Russie dès 2019 ». Le fait que l’Arkana soit d’abord lancé en Russie n’est pas un hasard, puisque ce marché est devenu central pour le Groupe Renault, qui y réalise près d’un tiers des ventes automobiles du pays (448.270 véhicules vendus / 28 % de part de marché). Au total, la Russie représente aujourd’hui le deuxième marché du Groupe Renault, et sans doute d’ici quelques années le premier.