Un nouveau départ

Marquer les esprits. C’est ainsi qu’on pourrait résumer l’objectif de ce nouveau Renault Koleos, après une première génération trop rapidement tombée dans l’oubli. Pour ce second opus, le constructeur au losange repart d’une feuille blanche, en tout cas d’un point de vue stylistique. Car oui, ce nouveau SUV du segment D partage sa base technique et ses mécaniques avec le Nissan X-Trail. Nous sommes partis l’essayer sur les superbes routes de la région d’Helsinki, en Finlande.

Présentation : Un style robuste et affirmé

Oubliez l’ancien Koleos, au style plutôt pataud. La nouvelle génération fait en effet table rase du passé, et affiche un look résolument statutaire. La parenté avec la Talisman est évidente, puisque le nouveau grand SUV Renault (il mesure 4,67 m de long) reprend les fameuses optiques avant « C-Shape », ainsi que les feux arrières en forme de boomerang de cette dernière.

Surtout, il abandonne le look à mi-chemin entre un break et un tout-terrain de son prédécesseur, et revendique désormais clairement son appartenance au segment des SUV, avec un style robuste et statutaire. Carré mais pas cubique, le Koleos possède une vraie prestance, surtout lorsqu’il reçoit les attributs de la finition Initiale Paris, avec ses jantes diamantées de 19 pouces, et ses enjoliveurs latéraux chromés sur les ailes avant.

Le Koleos Initiale Paris.

Expérience à bord : Statutaire, et habitable

Ces bonnes impressions se poursuivent en grimpant à bord. L’habitacle, au style aussi robuste que l’extérieur, offre une présentation d’excellente facture. La qualité de finition, d’un très bon niveau, est tout simplement la meilleure de la gamme Renault actuelle. En revanche, on peste contre certains petits détails, à l’image des commandes de lève-vitres d’origine Nissan, peu flatteuses, et dépourvues de commandes impulsionnelles pour les passagers. Les occupants profiteront d’une assise surélevée de 15 cm par rapport à la Talisman, et d’un système multimédia R-LINK 2, à écran tactile de 8,7 pouces (à partir de la finition Intens). Ce dernier, compatible Apple CarPlay et AndroidAuto, manque toutefois de réactivité à l’usage.

Avec son empattement de 2,71 mètres, le Koleos sait choyer ses occupants. Les passagers arrière profiteront ainsi d’un bel espace disponible, d’une banquette chauffante (selon la version), et d’un excellent confort d’assise (sauf pour le passager du milieu). Autre point positif : la facilité d’accès à bord, grâce à des portières à large angle d’ouverture (70° à l’avant, et 77° à l’arrière). En revanche, et contrairement au Peugeot 5008 (relire son essai ici), il se contente de 5 places, une version à 7 assises n’étant -à ce jour- pas prévue par le constructeur au losange.
Ce choix, que certains pourront regretter, permet au SUV Renault d’offrir un bel espace de chargement : 579 litres. Grâce au système « Easy Break », un seul geste permet de rabattre la banquette arrière, et de faire passer le volume total de chargement à 1.795 litres. De série sur la finition Initiale Paris, un système d’ouverture électrique mains libres permet d’ouvrir le hayon en passant le pied sous le bouclier de l’auto.

La finition Initiale Paris rehausse encore l’expérience globale, avec une superbe sellerie cuir Nappa pleine fleur (cette matière recouvrant également le volant et le levier de vitesse), des appuie-têtes enveloppants à l’avant, des décors et un marquage intérieur Initiale Paris, des surtapis, un tableau de bord gainé avec surpiqûres, et des sièges avant chauffants et ventilés à réglage électrique. Des vitres latérales feuilletées, et un système audio BOSE avec 13 haut-parleurs avec système de désactivation du bruit ambiant complètent le tout.

L’intérieur du Koleos Initiale Paris.

Sur la route : Bien né

Reposant sur la plate-forme CMF-C/D de l’Alliance Renault-Nissan (qu’il partage notamment avec les Espace, Talisman et Kadjar), le Koleos offre une expérience de conduite de qualité. S’il se montre moins incisif qu’un Peugeot 5008, il offre tout de même une tenue de route de bon aloi, avec un roulis plutôt bien contenu, et une direction agréable et réactive, quoique artificielle. Les suspensions, aux réglages souples, garantissent un confort d’un excellent niveau, l’auto digérant très bien les irrégularités de la chaussée.

Côté motorisations, le choix est pour le moins restreint, puisqu’il n’y a que deux motorisations disponibles : un 1.6 L dCi de 130 ch, et un 2.0 L dCi de 175 ch. Le plus petit est obligatoirement associé à une transmission manuelle à 6 rapports, tandis que le 2.0 L dCi peut également recevoir une boîte automatique X-Tronic à variation continue. Pourvue d’une infinité de rapports, cette boîte est également capable de simuler le fonctionnement d’une transmission plus classique, par l’intermédiaire d’un mode séquentiel à 7 rapports.

 

On débute justement notre essai avec le Koleos Initiale Paris 2.0 L dCi 175 X-Tronic 2 roues motrices. Fort de son couple de 380 Nm, cette motorisation offre des performances satisfaisantes (0 à 100 km/h en 9.3 secondes, 196 km/h en pointe), et des relances efficaces, à défaut de se montrer ébouriffante (il faut dire que le véhicule accuse tout de même 1.643 kg sur la balance). Malgré nos craintes initiales, la boîte X-Tronic nous aura globalement convaincu, puisque sa grande douceur se marie très bien au caractère docile et confortable du Koleos, même si on aurait préféré une « vraie » boîte automatique. Surtout, avec son niveau sonore bien contenu, elle évite l’écueil classique des transmissions CVT, qui « s’emballent » bruyamment dès qu’on presse la pédale de droite (merci les vitres latérales feuilletées ?). La consommation moyenne est plus qu’honorable, Renault annonçant 5.4 L / 100 km en cycle mixte.

On poursuit avec la motorisation la plus modeste : le 1.6 L dCi 130, associé à une boite manuelle à 6 rapports. Forcément moins performant que le 175 ch (le 0 à 100 km/h chute à 11,4 secondes), ce bloc offre pourtant des prestations très convenables, puisqu’il se montre réactif sur les premiers rapports, et souple en toutes circonstances, avec son couple confortable (320 Nm). La commande de boîte est également à mettre à son crédit, puisqu’elle se montre agréable à l’usage, et bien guidée. Quant à la consommation mixte, elle est encore en baisse : 4.6 L / 100 km !

Même si ces motorisations se sont montrés globalement probantes, on aurait apprécié une motorisation essence pour compléter le tout (on pense notamment au nouveau 1.8 L TCe 225 proposé sur l’Espace), qui aurait sans doute rencontré sa clientèle sur le marché Français, qui tourne de plus en plus le dos au diesel.

En Off-Road : De réelles aptitudes !

Avec le nouveau Koleos, Renault se targue d’offrir un véhicule avec de vraies aptitudes en tout-terrain. En effet, et contrairement au Peugeot 5008, le SUV Renault peut disposer d’une transmission intégrale « ALL MODE 4×4-i », avec plusieurs modes de conduite disponibles (une commande disposée à côté du volant permet de basculer d’un mode à un autre)  :

  • un mode 2WD, qui envoie la puissance aux seules roues avant
  • un mode 4WD AUTO, qui assure de façon automatique une répartition idéale du couple entre l’avant et l’arrière
  • un mode 4WD LOCK, disponible en dessous de 40 km/h, qui verrouille le système, afin d’assurer une répartition à 50/50 du couple entre l’avant et l’arrière

Pour compléter le tout, le Koleos offre une confortable garde au sol (elle monte jusqu’à 210 mm), et des angles d’attaque et de fuite respectifs de 19° et 26°.

Nous avons pu tester les aptitudes Off-Road du Koleos sur une piste dédiée, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’est montré particulièrement efficace, et ce quelque soient les circonstances (croisement de pont, passage de gué…). Malgré un parcours plutôt mouvementé, il ne s’est jamais départi de son grand confort (merci les suspensions à grands débattements), et a par ailleurs gardé sa motricité imperturbable, avec son mode 4WD LOCK. Par ailleurs, c’est en franchissement qu’on constate les bienfaits de la transmission X-Tronic, cette dernière permettant en effet de « lisser » l’évolution du Koleos, en évitant de faire hurler le moteur en franchissement, comme c’est souvent le cas sur un 4×4 évoluant en gamme de vitesses courtes.
La vidéo de notre essai du Koleos en Off-Road :

La gamme et les tarifs du nouveau Koleos : A partir de 29.900 Euros

La gamme Koleos est composée de 4 niveaux de finition : Life, Zen, Intens, et Initiale Paris. Elle débute à 29.900 Euros en version dCi 130 2WD boite manuelle Life, et culmine à 43.400 Euros en version dCi 175 4×4 X-Tronic Initiale Paris. Comptez un peu plus de 35.000 Euros pour une version Intens 1.6 L dCi 130, à la dotation de série déjà conséquente (écran 8,7 pouces, feux LED, jantes 18 pouces, sellerie cuir, caméra de recul…) Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site officiel du constructeur.

Points positifs :

+ Ligne statutaire

+ Présentation intérieure et qualité de finition

+ Habitabilité

+ Confort

+ Transmission Intégrale disponible/Aptitudes Off-Road

Points négatifs :

– Moins incisif qu’un 5008

– Pas d’essence !

– Pas de vraie boite automatique

– Pas de version 7 places

Conclusion : Une jolie surprise !

Le nouveau Koleos fait oublier sans peine son prédécesseur. Statutaire et bien fini, il offre un très bon niveau de prestations, et des tarifs bien placés. Si les familles nombreuses lui préféreront un Peugeot 5008 (qui dispose de 7 places), les autres apprécieront son bel espace à bord, et son grand confort. Pour finir de nous convaincre, il ne lui manque qu’une motorisation essence, surtout que, contrairement au SUV Peugeot, le Koleos offre de vraies aptitudes en tout-terrain, grâce à sa transmission intégrale optionnelle. A bon entendeur…


 

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