Success story à la Française

Lancée en 2012, la Clio IV est une réussite incontestable pour la marque au losange. Celle qui a inauguré le nouveau design de la marque continue en effet de truster la première place des ventes en France, et ne cesse d’accroître ses parts de marché à l’international (plus de 400.000 ventes en 2015), en dépit de quatre années de carrière, et d’un nombre incalculable de rivales sur son segment. Le succès est tel qu’un nouveau site de production (Novo Mesto en Slovénie) viendra bientôt en renfort des 3 sites qui produisent déjà l’auto (Flins, Bursa en Turquie, et Dieppe pour la version R.S).

Pour continuer de rester en tête de sa catégorie, la Clio profite de l’été 2016 pour s’offrir un lifting de mi-carrière, et enrichir par la même occasion sa gamme de motorisations. Ce restylage sera-t-il suffisant pour qu’elle reste en tête des ventes ? Nous sommes partis dans la région bordelaise pour le découvrir !

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La Clio IV restylée

Présentation : On ne change pas une équipe qui gagne…

« Nous n’avions aucune raison de révolutionner le design ». La conférence de presse de cette Clio IV restylée donne immédiatement le ton. Et on serait tenté de comprendre le constructeur au losange : pourquoi changer une formule qui marche, alors que la Clio IV continue de séduire la clientèle ? La marque fait donc évoluer son best-seller en douceur. En commençant par le bouclier avant, inédit, qui dynamise la face avant de l’auto. La grille qui entoure le logo a par ailleurs été redessinée, ainsi que la partie inférieure de la calandre.

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Les feux de jour, précédemment implantés au niveau de la calandre, sont désormais intégrés dans les optiques sur les versions hautes. Surtout, ils adoptent la nouvelle signature lumineuse de la marque, inaugurée par l’Espace, en forme de C. Par ailleurs, les projecteurs intègrent désormais la technologie LED pour les feux de croisement et de route (avec à la clé un gain de luminosité de 20% selon Renault). Sur les finitions basses, les feux de jour à LED sont disposés sur la partie inférieure de la calandre.

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En écho aux feux avant, les feux arrière à LED adoptent également la même signature lumineuse, allumée en toutes circonstances. Pour le reste, pas de changement à noter à l’arrière.

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S’agissant des autres nouveautés esthétiques, mentionnons également l’introduction de trois nouvelles teintes (les Rouge Intense et Gris Titanium de nos versions d’essai, ainsi que le nouveau Bleu Iron inauguré sur la Clio Edition One), de nouveaux enjoliveurs et de nouvelles jantes (dont les jolies 17 pouces de nos Clio d’essai). Le programme de personnalisation, qui a participé au succès de l’auto, est logiquement reconduit. Plus de 30 combinaisons seront ainsi disponibles, avec cinq strippings de toit, des rétroviseurs peints, et quatre pack de personnalisation extérieure. En revanche, toujours pas de peinture bi-ton à l’ordre du jour.

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Les nouveaux Gris Titanium et Rouge Intense

Au final, et même si les retouches extérieures restent mineures, elles sont suffisantes pour remettre l’auto au goût du jour. Mais c’est surtout à l’intérieur que cette Clio restylée évolue le plus. De prime abord, on serait tenté de penser que Renault a opté pour le statut-quo, puisque visuellement le dessin de la planche de bord ne semble pas avoir beaucoup évolué. Pourtant, et à y regarder de plus près, la Clio évolue assez sensiblement au chapitre de la qualité perçue, et de la qualité des matériaux.

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Il faut dire que la Clio IV avait en effet marqué un net recul par rapport à la 3ème génération sur ces points. Aujourd’hui, Renault affirme avoir enfin entendu les remarques, et une inspection minutieuse le confirme : la qualité perçue augmente assez sensiblement. Habillée d’un plastique légèrement moussé, plus qualitatif et agréable au toucher, la partie supérieure de la planche de bord laisse une meilleure impression qu’auparavant. Les chromes, désormais satinés, sont moins clinquants qu’avant.

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La partie supérieure de la planche de bord est désormais revêtue d’un plastique légèrement moussé, plus qualitatif qu’avant

Citons également le volant au dessin plus simple qu’auparavant, qui se recouvre d’un agréable « cuir pleine fleur » sur les versions haut de gamme ; les panneaux de porte avec des accoudoirs désormais d’un seul tenant, et qui intègrent de nouveaux boutons de commande ; les aérateurs centraux redessinés ; le plafonnier à LED ; le nouveau pommeau de levier de vitesse issu de la Mégane IV; les sièges plus enveloppants sur les versions hautes ; et de nouvelles selleries, dont un joli velours, très agréable au toucher.

Si l’auto évolue dans le bon sens, il lui reste encore du chemin à parcourir pour atteindre le niveau d’une Polo, qui fait figure de référence à ce chapitre. En revanche, la petite française se montrera moins austère que la teutonne, surtout quand elle se dote d’un pack de personnalisation intérieure, qui apporte de chaleur à l’habitacle.

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La Clio profite également de ce restylage pour enrichir son contenu technologique. Ainsi, elle peut désormais recevoir un radar avant, ainsi que de capteurs latéraux. Ces différents capteurs permettent à l’auto d’offrir une nouvelle fonctionnalité : le système Easy Park Assist. Un inédit système audio Bose est également de la partie. Ce dernier comprend 7 haut-parleurs, et un caisson de basse dans le coffre (sous le plancher alors surélevé). Enfin, l’auto offre toujours un large choix de systèmes multimédia : R&Go, Media Nav Evolution, et R-Link Evolution. Ce dernier se montre toujours aussi plaisant et réactif à l’usage.

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La Clio IV peut désormais recevoir un système audio Bose optionnel

La Clio GT-Line

Le pack GT-Line est reconduit sur la Clio IV restylée. Rappelons que ce dernier permet au client d’avoir une Clio plus « sport » esthétiquement, sans avoir à opter pour autant pour la version R.S. Ce dernier se compose d’écopes grises dans le bouclier avant, de bavolets latéraux, de jantes 16 et 17’’ exclusives, d’un bequet Renault Sport, d’un échappement avec canule chromée, et d’une jupe de bouclier arrière également peinte en grise.

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Sur la route : Toujours aussi cohérente

Avec ce restylage, Renault enrichit la gamme de motorisations disponibles, qui compte désormais 11 blocs. On note notamment l’apparition d’une nouvelle combinaison moteur/boite : le 1.2 TCe 120, désormais disponible avec une boîte manuelle à 6 rapports.

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Plutôt coupleux (il délivre 205 Nm à partir de 2/000 tr/min), ce bloc TCe se montre très agréable à l’utilisation : il se montre en effet silencieux, et fait preuve d’une vélocité intéressante (il passe en effet de 0 à 100 km/h en 9 secondes), à défaut d’être ébouriffante. Surtout, contrairement à la majeure partie de ses concurrentes, ce bloc ne cède pas aux sirènes du 3 cylindres. Il se montre par conséquence un peu plus « lisse » à l’usage, mais aussi plus civilisé et doux (pas de vibrations intempestives notamment). En revanche, contrairement à ces derniers, il se montre aussi plus porté sur la boisson : comptez environ 7,5 L /100 km en usage mixte.

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La grande nouveauté de cette Clio restylée, c’est l’apparition d’une version 110 ch de son bloc 1.5 dCi. Couplé à une boîte manuelle à 6 rapports agréable à manier, ce moteur se dote d’un Stop & Start et d’un système de récupération d’énergie au freinage et à la décélération. Surtout, avec ses 110 chevaux et de ses 260 Nm de couple, il donne à la Clio ses galons de routière. Très rond, ce bloc offre en effet des relances intéressantes, notamment sur autoroute, et se montre par ailleurs particulièrement sobre (l’auto nous aura ainsi gratifié d’un très correct 5,6 L/100 km sur notre parcours mixte route/autoroute, avec des relances musclées). Pour chipoter, on pourra éventuellement lui reprocher son relatif manque de discrétion à bas régimes.

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Côté liaisons routières, pas d’évolution à noter. On retrouve donc l’excellent compromis confort/tenue de route de la Clio, qui se montre agréable à mener sur parcours sinueux (prises de roulis bien contenues), et en même temps confortable, avec son amortissement de qualité -quoique typé assez ferme-. On apprécie également les  commandes douces, ainsi que les nouveaux sièges, qui offrent un meilleur maintien qu’auparavant. Une vraie petite Mégane!

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Les tarifs de la Clio restylée

La gamme Clio débute à 13.700 Euros (version 1.2 75 Life), et monte jusqu’à 26.000 Euros pour l’exclusive (et onéreuse…) version Initiale Paris 1.5 dCi 110. En finition haute Intens très bien équipée, la version 1.5 dCi 110 implique un surcoût de 3.100 Euros par rapport au 1.2 TCe 120 (22.550 contre 19.450 Euros).

Points positifs :

+ Ligne -légèrement- rafraichie toujours aussi réussie

+ Polyvalence globale

+ Finition en progrès

+ Nouveau 1.5 dCi 110 performant et sobre/1.2 TCe 120 BVM6 nerveux et doux

Points négatifs :

– Tarifs élevés

– Consommation un peu élevée du 1.2 TCe 120

Conclusion

Avec ce restylage de mi-carrière, Renault joue la carte de la sécurité. Si la Clio IV n’évolue que par petites touches, ces dernières sont suffisantes pour remettre l’auto au goût du jour. Avec ses nouveaux blocs qui lui donnent d’excellentes prestations routières, et sa qualité de finition enfin au niveau de ses concurrentes (Peugeot 208 en tête), la citadine au losange n’est pas prête de quitter le devant de la scène…

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