Meilleure simulation auto PS5 2026 : Project Motor Racing détrône-t-il Assetto Corsa ?
Sorti le 25 novembre 2025, Project Motor Racing (PMR) porte sur ses épaules une promesse lourde : offrir aux joueurs PS5 une alternative sérieuse à Gran Turismo 7 et Assetto Corsa Competizione. Entre l’exploitation des capacités de la DualSense et les défis techniques du moteur GIANTS, plongée au cœur d’un projet qui divise autant qu’il fascine.
L’héritage d’Ian Bell : un nouveau départ sur console
Après des années d’attente, Straight4 Studios, dirigé par le vétéran Ian Bell (père des deux premiers Project CARS), a enfin livré sa vision de la simulation moderne. L’histoire de Project Motor Racing (PMR) est indissociable de celle de son créateur. Après avoir quitté Slightly Mad Studios suite au rachat par Codemasters (puis EA) et l’échec critique de Project CARS 3, l’homme derrière les deux premiers Project Cars, GTR et GTR 2 a voulu reprendre sa liberté. Pour la version PS5, l’enjeu était de taille : prouver qu’un studio indépendant peut égaler la finition des mastodontes de l’industrie tout en proposant une physique « hardcore ».
Contrairement à la plupart de ses concurrents qui utilisent l’Unreal Engine, PMR s’appuie sur le GIANTS Engine 10 (issu de Farming Simulator). Un choix audacieux qui permet une gestion inédite du modding même sur console via un hub communautaire intégré, une première à ce niveau de réalisme sur PlayStation.
Des modes de jeu entre liberté et progression
Project Motor Racing propose une approche moins dirigiste que ses concurrents, privilégiant l’autonomie du joueur.
1. Le Mode Carrière « Sur Mesure »
C’est la grande originalité du titre. Plutôt que de vous forcer à commencer en karting, vous choisissez votre destin via trois budgets de départ :
- Amateur (75 000 $) : Pour gravir les échelons humblement en MX-5 ou GT4.
- Professionnel (650 000 $) : Pour acheter votre première GT3 et entrer directement dans la cour des grands.
- Légende (2 000 000 $) : Pour gérer un programme en Hypercar ou en voitures historiques de collection. La carrière se concentre sur la gestion financière : vous devez payer vos engagements, réparer votre voiture et gérer vos sponsors (fixes ou basés sur la performance).
Un garage de Légendes du sport auto
Le jeu se divise en classes iconiques, couvrant plusieurs décennies du sport automobile. On y retrouve notamment :
- LMDh / Hypercars : Les stars actuelles de l’Endurance avec la Porsche 963, la Lamborghini SC63, l’Alpine A424 ou encore la BMW M Hybrid V8.
- GT3 & GT4 : Le cœur du peloton moderne (Ferrari 296 GT3, Porsche 911 GT3 R 992, Corvette Z06 GT3.R, Aston Martin Vantage GT3 Evo).
- Group C : Des monstres de puissance légendaires comme la Mazda 787B, la Jaguar XJR-9 et la Sauber-Mercedes C9.
- GT1 & N-GT : Une plongée dans les années 90 et 2000 avec la Mercedes CLK LM, la Porsche 911 GT1-98, la Gillet Vertigo ou la Panoz Esperante.
- Historiques : Les années 70 revivent avec la Lola T70 Mk3B et la Porsche 917K.
- Monotype : Pour l’apprentissage, la Mazda MX-5 Cup est présente comme porte d’entrée et la 964 Cup vous accueillera également à bras ouvert.
Enfin, le jeu propose au lancement 18 lieux pour près de 30 tracés différents, tous scannés au laser pour une fidélité millimétrique. Néanmoins, pour cause de licence, certains circuits ne brilleront pas par leur nom mais par leur réalisation, comme Monza par exemple rebaptisé Brianza.

2. Le Multijoueur Classé
Inspiré des systèmes de « Safety Rating », le mode en ligne propose des courses programmées toutes les heures. Sur PS5, le jeu supporte jusqu’à 32 joueurs en ligne avec une stabilité renforcée depuis le patch de janvier 2026.
3. Événements en Direct & Contre-la-montre
Des défis hebdomadaires permettent de se mesurer à la communauté sur des combos voiture/circuit spécifiques avec des classements mondiaux.
Réalisation et Performance
Sur PS5, Project Motor Racing propose deux modes classiques : Qualité (4K native, 30 FPS, effets de lumière avancés) et Performance (4K dynamique, 60 FPS). Techniquement le jeu est agréable même si on atteint pas l’excellence de GT7. Aucune fioriture mais l’essentiel est bien présent.
Si le jeu brille par ses cockpits extrêmement détaillés et sa gestion dynamique de la météo, il souffre encore de quelques lacunes techniques. En effet, sur console, le nombre de voitures en piste est limité à 20 pour garantir la fluidité. L’IA, bien que corrigée par la mise à jour 1.5.0.3, reste parfois trop agressive ou prévisible par rapport aux standards d’un GT7 et son IA Sophie. C’est parfois a ne rien y comprendre, une simple touchette comme 3 auparavant et vous terminer dans le bac à gravier sans aucune chance de rattraper votre retard.
Par ailleurs, y compris sur PS5 Pro, le jeu souffre d’un aliasing prononcé, comme par exemple le rétroviseur intérieur. Certains circuits souffrent également d’un effet de scintillement sur les éléments lointains (barrières, arbres), un point où Gran Turismo 7 conserve une nette longueur d’avance en termes de propreté visuelle.
Gameplay PS5 : la DualSense au service du moteur Hadron
C’est sur le terrain des sensations que Project Motor Racing abat ses meilleures cartes. Le moteur physique propriétaire, baptisé Hadron et les développeurs ont particulièrement soigné l’intégration de la manette DualSense :
Les vibrations ne sont pas de simples secousses ; elles retransmettent avec finesse le grain du bitume, le passage sur les vibreurs et même les micro-blocages de roues. Le retour haptique est parfaitement maitrisé. Les gâchettes adaptatives sont elles aussi parfaitement maitrisées. La résistance de la pédale de frein durcit à mesure que les disques chauffent, tandis que l’accélérateur devient plus « léger » lors d’une perte de traction, offrant une aide précieuse pour les joueurs sans volant.
Cependant, les puristes noteront que c’est avec un volant (Fanatec, Thrustmaster ou Logitech) que le jeu révèle son vrai visage, bien que les réglages par défaut sur PS5 aient nécessité plusieurs correctifs pour supprimer une certaine « mollesse » ressentie au lancement. Il faudra passer par la case réglage mais il y aura de quoi se régaler par la suite. A. noter quelques bizarreries lorsque l’on branche son volant Fanatec.
Le verdict des mises à jour récentes (v1.5+)
Les premières reviews de novembre 2025 étaient mitigées, pointant un manque de finition. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons pris notre temps… Mais deux mois plus tard, la donne a changé. L’ajout récent du système de Radar (indispensable pour les courses en ligne) et la refonte des pénalités de limites de piste ont grandement amélioré l’expérience utilisateur.
Malgré un lancement « rugueux », Project Motor Racing s’installe comme une plateforme évolutive. Sa carrière riche et son mode multijoueur classé (sans abonnement !) en font un candidat sérieux pour occuper vos soirées sur PS5 ! Une alternative fort sympathique entre Gran Turismo 7 et Assetto Corsa Competizione.
Project Motor Racing
Project Motor RacingLes Forces
- Le Papa de GTR est au commande !
- Un choix de voitures toutes plus légendaires les unes que les autres
- Un mode carrière innovant
Les Faiblesses
- Techniquement un peu faible
- Les sons des moteurs qui manquent d'impact
- Quelques soucis avec les volants Fanatec