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12 Heures de Sebring : Tom Dillmann, le talent pur à la conquête d’un doublé historique en LMP2

Vainqueur sortant en LMP2 à Sebring, Tom Dillmann revient avec l’ambition de doubler la mise. Un pilote qui gagne partout, mais dont la trajectoire reste encore en marge du sommet Hypercar.

Didier LAURENT/Auto Press Club

Sebring, l’heure des comptes

Aux 12 Heures de Sebring, certaines trajectoires prennent un relief particulier. Celle de Tom Dillmann appartient à cette catégorie. Un pilote qui gagne partout où il passe, mais dont le nom circule encore à la périphérie des grandes décisions prises dans la catégorie-reine. Ce week-end, le Français tâchera de se rappeler encore aux bons souvenirs de tous, en tentant d’offrir à son équipe Inter Europol Competition un deuxième succès de rang aux 12 Heures de Sebring en LMP2.

L’ambition du doublé avec Inter Europol Competition

« Si Daytona est un circuit où, avec Inter Europol Competition, nous n’avons pas encore réussi à imposer notre loi, la voiture marchait très fort à Sebring l’an passé, souligne-t-il. Donc il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas cette année. Mais c’est le genre de course sur lesquelles il faut aligner bon nombre de paramètres pour pouvoir espérer l’emporter. »

Mais derrière cette évidence, une construction plus fragile. « C’est le genre de course où il faut aligner bon nombre de paramètres et il faut accepter de subir, enchaîne-t-il. L’an dernier, on a serré les dents en journée quand il faisait chaud avec une voiture réglée pour la nuit et le sprint final. C’était le plan, nous l’avons respecté et ça a fonctionné. » C’est dans l’obscurité, à la fraîche, que la voiture avait trouvé son équilibre.

Un statut de favori assumé au sein de l’écurie polonaise

Ce scénario reste dans un coin de sa tête. Non pas comme une recette, mais comme une référence. « Il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas cette année » lâche-t-il sûr de lui. La confiance est posée, sans excès. Elle repose sur une structure : Inter Europol Competition, dont il défend les intérêts depuis 2024. « Il y a quatre ou cinq grosses équipes, et on en fait partie » assure-t-il. Une reconnaissance acquise par l’écurie polonaise au fil des ans, au gré de plusieurs années de labeur.

Un parcours marqué par le manque d’opportunités en Hypercar

Le parcours de Dillmann ne s’est pas construit non plus dans la facilité. « Pour briller, il faut être au bon endroit au bon moment, nous a-t-il expliqué. Et je n’ai pas souvent cette opportunité. » La phrase résume une carrière en décalage avec son niveau réel. En monoplace déjà, le manque de budget avait limité les perspectives. « Quand tu n’as pas les bons volants, tu peines à te faire une place. »

Aujourd’hui, il en tire une forme d’équilibre. « Je suis très heureux chez Inter Europol Competition, qui me permet d’avoir un statut de pilote professionnel… »