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Renault 5 E-Tech electric : Un remake vraiment gagnant ?


Le retour d’une icône

La Renault 5 est à n’en pas douter l’un des modèles les plus emblématiques de l’histoire du constructeur au losange (aussi appelé à l’époque « Régie Nationale »). « Teasée » depuis un moment (le show-car remonte à 2021), le « remake » de la R5 vient d’être officiellement dévoilé, à l’occasion de l’ouverture du salon de Genève. 100 % électrique, la nouvelle Renault 5 E-Tech est-elle digne de son illustre devancière ? Éléments de réponse avec notre présentation complète !

Renault 5 E-Tech électrique : le retour d’une icône

Dévoilée en 1972 (un an avant le premier choc pétrolier), la R5 originelle a marqué les esprits comme peu de Renault l’ont fait. Regard malicieux (habillement mis en valeur par une maline campagne de pub), coloris acidulés, pare-chocs en plastique (une grande nouveauté pour l’époque) et bien d’autres choses ont permis à la Renault 5 de se constituer un solide capital sympathie auprès de la clientèle, avec une carrière très prolifique à la clé. 

Sa petite-fille n’a donc pas intérêt à se louper, sous peine de s’attirer les foudres du public. Développée en trois ans (un délai plutôt court pour l’industrie automobile), la nouvelle Renault 5 E-Tech repose sur une plate-forme inédite, baptisée « AmpR Small », et dédiée à des petits véhicules électriques (segment B). Elle se caractérise par son empattement de 2,54 m, et une habitabilité proche d’une Clio, malgré des dimensions très compactes (3,92 m). Sans oublier un coffre plutôt généreux (pour une citadine), de 326 litres.

Une approche « rétro futuriste » pour la nouvelle Renault 5 électrique

Sans trop se mouiller, on peut affirmer que l’esthétique de cette nouvelle Renault 5 E-Tech est réussi. Multipliant les clins d’œil à son aînée (optiques avant rectangulaires, feux arrières verticaux, toit plat souligné par un jonc coloré…), elle introduit par ailleurs de nouveaux détails qui l’inscrivent incontestablement dans notre époque.

Un exemple parmi d’autres : la grille d’aération du capot, reprise mais qui sert un autre but : indiquer le niveau de charge de la batterie. Cinq teintes sont disponibles, dont deux particulièrement pimpantes : les jaune et vert pop.

Un habitacle mêlant hommage et modernité 

A l’image de l’extérieur, l’habitacle oscille entre rétro (par sa structure à deux étages notamment) et moderne. 

Pour le côté moderne, on note l’écran multimédia de 10 pouces, qui repose sur une interface Google, et le combiné d’instrumentation digital, de 10,1 pouces. On note également une séquence sonore d’accueil composée par Jean-Michel Jarre himself ! Un autre clin d’œil aux seventies ?

Trois niveaux de puissance et deux batteries

La Renault 5 E-Tech dispose d’un moteur synchrone à rotor bobiné, qui propose trois niveaux de puissance : 70, 90 ou 110 kW. Soit de 95 à 150 ch. La version la plus puissante passe de 0 à 100 km/h en moins de 8 secondes. 

Elle embarque un chargeur AC 11 kW, et sa charge DC grimpe jusqu’à 80 kW, voire 100 kW. Soit 30 minutes pour passer de 15 à 80 %. Une pompe à chaleur est proposée, afin de ménager le niveau de batterie lorsqu’on a besoin du chauffage.

Côté batterie, l’option la plus grande (la seule disponible au lancement) disposera de 52 kWh, et d’une autonomie WLTP allant jusqu’à 400 km. La petite batterie (qui arrivera donc plus tard) offrira 40 kWh, et jusqu’à 300 km d’autonomie. Dans les deux cas, les batteries reposent sur une chimie NMC. 

Des liaisons au sol soignées, et une production Française 

Renault annonce avoir peaufiné les liaisons au sol (avec notamment un train arrière multi-bras), et un diamètre de braquage réduit à 10,3 m.

L’auto sera produite à Douai, et cela sera également le cas pour sa batterie à partir de l’été 2025. Les tarifs définitifs n’ont pas encore été dévoilés, Renault se contentant pour l’instant d’évoquer « un prix d’entrée » d’environ 25.000 Euros (on imagine bonus déduit). Espérons que l’esprit populaire de la R5 soit conservé, car pour le reste, l’auto s’annonce prometteuse !