Maserati : la légende italienne a (déjà !) 100 ans
1914, naissance du mythe
Véritable mythe pour de nombreux passionnés d’automobiles d’hier et d’aujourd’hui, le constructeur italien Maserati fête ses 100 ans ce 1er décembre 2014. En effet, la firme au Trident, fondée par Alfieri Maserati ainsi que ses 2 frères Ettore et Ernesto, a officiellement été créée le 1er décembre 1914 à Bologne, en Italie. Pour la petite anecdote, l’emblème du groupe, le Trident donc, est inspirée de celui tenu par Neptune dans la fontaine éponyme située à Bologne depuis le seizième Siècle. C’est le frère artiste Mario Maserati qui a mis au point le symbole Maserati, dont le rouge et le bleu soulignent l’appartenance Bolognaise. Ainsi, de la première Maserati Tipo 26 de 1926 à la gamme Maserati moderne, depuis toujours le Trident caractérise les réalisations de la marque italienne.

Dans ses premières années, la firme des frères Maserati s’attèlent notamment à la fabrication de bougies d’allumage spéciales pour les moteurs d’avion, qui seront notamment employées sur les SVA, dont celui de Gabrielle d’Annunzio lors du raid aérien sur Vienne le 9 août 1918. C’est à partir de 1920 que Maserati revient plus sérieusement à la compétition automobile avec une SCAT. C’est au volant de l’Isotta Fraschini Special que les choses commencent, avec notamment une quatrième place au général le 24 juillet 1921 sur le circuit du Mugello. Deux mois plus tard, c’est le jour de la première victoire lors de la course Suse-Mont Cenis. En 1926, la première voiture portant le nom de Maserati est lancée : la Tipo 26.

Cette même année, le 13 juin, Ernesto Maserati gagne la course de vitesse de Bologne, avec une pointe à 167 km/h. La Tipo 26 entre alors en production, et intéresse de nombreux pilotes privés. Le 28 septembre 1929, Maserati établit un nouveau record du monde, avec une course de dix kilomètres bouclée à une vitesse moyenne de 246,069 km/h, au volant de la Tipo V4 doté d’un 16 cylindres en V.
1946, l’ère GranTurismo
Après des années de victoires en course automobile, Maserati dévoile en 1946 le premier prototype de sa fameuse GranTurismo au Salon de Genève : la Maserati A6 (A pour Alfieri, 6 pour le nombre de cylindres). Un prototype dont la production est immédiatement lancée suite à l’excellent accueil reçu à Genève, et dont le modèle A6 1500, remodelé par un certain PininFarina sera exposée à Turin en 1948. Les frères Maserati quitteront définitivement la société et fondèrent à Bologne la marque OSCA qui rencontra un franc succès notamment au 24h du Mans. En 1950, Maserati investit (difficilement) le monde de la Formule 1, mais ce n’est qu’à partir de 1954 que les choses démarrent réellement, avec la Maserati 250F, pilotée par un certain Juan Manuel Fangio. Dès 1956 nait le duel fratricide entre Ferrari et Maserati, et la ville de Modèle est littéralement coupée en deux. C’est à partir de 1957, contraint à abandonner son département Sport Automobile, que Maserati va se concentrer sur le secteur automobile. A noter qu’en cette même année, Juan Manuel Fangio devient champion du monde pour la cinquième fois, avec une victoire au Nürburgring le 4 août, au volant d’une Maserati.

Dès 1960, Maserati dévoile sa 3500 GT, la fameuse Dame Blanche, et lance la GTI l’année suivante, équipée d’une injection directe. Le Shah d’Iran demande également une version exclusive de la Dame Blanche à Maserati, et bénéficie ainsi d’un modèle équipé du bloc 8 cylindres de la 450S. En 1963, Maserati dévoile sa Mistral, et exhibe la première QuattroPorte de l’Histoire à Turin, soit la berline la plus rapide du monde.

La Sebring, dérivée de la 3500 GT, impressionne par ses caractéristiques techniques de premier ordre, et un jeune ténor de Modène craque pour ce modèle, il s’agit de Luciano Pavarotti. Fin des années 1960, Maserati dévoile la Ghibli, limitée initialement à 100 exemplaires, mais qui serait finalement produite à 1295 unités.

La fusion avec Ferrari
Maserati continue son expansion dans les années 1970 avec notamment la Bora, une sportive à moteur arrière.


Dans les années 1980, Maserati investit même le grand écran avec la QuattroPorte conduite par Sylvester Stallone dans le film Rocky 3. L’année 1981 marque également l’avènement des premières berlines BiTurbo, avec un bloc 6 cylindres qui permet d’atteindre les 215 km/h. En 1993, Maserati tombe dans le giron de Ferrari, mais le rachat définitif n’est effectif qu’à partir de 1997, avec une seconde phase en 1999. Ainsi, en 1997, Ferrari procède à une refonte complète de l’usine de Modène, et au bout de 6 mois, les employés peuvent regagner leur fief historique.

Dès lors, l’année suivante, Maserati dévoilé son nouveau coupé 3200 GT au Salon de Paris, qui recevra par la suite un moteur « made in Maranello » issue de la 360 Modena. En 2001, Maserati fait son grand retour aux Etats-Unis après 12 longues années d’absence. Ainsi, la Maserati Spyder devient la star d’une soirée spéciale, qui réunit de nombreux guests comme Umberto Veronesi ou Lauren Bacall. Mieux encore, l’année 2003 signe le retour du designer PininFarina, qui va s’occuper du look de la nouvelle QuattroPorte. Une fois de plus, le succès est au rendez-vous et, honneur suprême, la voiture est choisie par le nouveau président italien Carlo Ciampi comme voiture présidentielle. En 2007, nouvelle collaboration avec PininFarina, qui signe la GranTurismo, qui fait un véritable carton au salon de Genève, si bien que les commandes affluent de toute part.
Vers 2014, et au-delà !
Plus récemment, en 2013, Maserati a dévoilé sa nouvelle QuattroPorte, mais a aussi signé le retour de la Ghibli, surnommée la Baby QuattroPorte.

Le constructeur italien va également investir le segment très prolifique du SUV avec la sortie en 2015 de son Levante.
Le Levante sera équipé d’une transmission intégrale associée à un large choix de motorisations. En effet avec six moteurs différents cette voiture saura combler tous ses clients adeptes de l’essence avec deux moteurs V6 de 350 et 425 chevaux et un moteur V8 de 560 chevaux. Les aficionados du diesel seront également ravis avec trois motorisations V6 turbocompressés de 250, 270 et 340 chevaux.

Au dernier Mondial de Paris, Maserati exhibait également sur son stand la sublime GranTurismo MC Stradale, une version extrême animée par un V8 4.7L de 460 ch qui la propulse de 0 à 100km/h en 4,5s et jusqu’à la vitesse stratosphérique de 303km/h! Le modèle exposé à Paris était doté du Pack optionnel MC Sport Line, qui habille de carbone le spoiler arrière, les poignées de portières et les coques des rétroviseurs, et qui comprend également des jantes de 20 pouces Neptune Design en noir brillant
Plus récemment encore, Maserati a levé le voile sur son étonnant concept Alfieri (en hommage au fondateur de la marque), que Blog-Moteur a pu approcher de très près au dernier Mondial de Paris. Il s’agit d’un Coupé 2+2 qui vise directement la Jaguar F-Type. Elle présente la même architecture que cette dernière : moteur avant/roues arrière motrices. Elle est d’ailleurs basée sur l’actuelle GranTurismo MC Stradale, dont elle reprend le V8 atmosphérique de 4.7L, qui développe 460 ch. La version de série devrait abandonner ce moteur, au profit d’un bloc V6 turbo, disponible en plusieurs niveaux de puissance.
Une bien belle épopée que celle de la marque au Trident qui a retrouvé toute sa prestance depuis quelques années déjà. En 2013, Maserati a vendu près de 16 000 voitures, soit 150% de plus qu’en 2012. Un futur plus que prometteur pour Maserati !








