Burnout Paradise

Burnout est une série légendaire débutée sur PS2. Bons nombres d’entre nous ont adoré cette série parvenue à son apogée lors de la sortie de Burnout 3 : Takedown. Un mélange de fun et de sensations fortes, tout cela à des vitesses folles avec comme seule limite le crash inexorable de votre auto, dans une mise en scène tonitruante. C’est ça Burnout. Après le rachat du studio par Electronic Arts, Burnout Paradise sort en janvier 2008 sur les plateformes de l’époque, à savoir PS3, Xbox 360 et PC (1 an plus tard). Je me souviens encore de l’attente sus-citée par cet opus, d’autant plus qu’il était accompagné d’une chanson devenue un grand classique du rock avec Paradise City des Guns and Roses. La voix « subtile » d’Axel Rose et les riffs endiablés de Slash dans un jeu vidéo ? Shut up and take my money! C’est donc avec un brin d’émotion et de souvenir en tout genre que je pose mes mains sur la manette PS4 Pro, pour jouer au Remastered, 10 ans plus tard.

Take me down to the paradise city…

On revient donc a Paradise City, mais aussi a Big Surf Island puisque tous les DLC y compris les autos spécifiques sont ici de la partie. Tout est débloqué dès le départ, un bien pour un mal dirait l’autre puisque des véhicules surpuissants sont dors et déjà disponibles et autant dire que certaines épreuves deviennent une petite balade de santé. Bref, passons. Qu’est donc devenue cette bonne vieille cité du Paradis depuis 10 ans ? Et bien, 10 ans c’est long, c’est comme croiser un vieux pote 10 ans plus tard. Vous allez lui dire « t’as pas changé » façon Patrick Bruel, mais en fait, si, il a changé, il a vieilli, il est chauve et… BREF, ici c’est un peu pareil. Avec les différents jeux sortis depuis 10 ans, on s’est habitué à des villes 2 à 5 fois supérieures, on s’est habitué à une circulation beaucoup plus dense et à une vie beaucoup plus développée. Paradise City donne l’impression, malheureusement, d’avoir subi une dissémination de sa population. C’est vide, le trafic n’est pas des plus présent, même s’il suffit à cartonner avec panache. Le GPS n’est pas des plus lisible non plus et la gestion des courses a pas mal vieilli aussi. On aurait apprécié se téléporter d’un point A vers un point B via la carte, mais on est obligé de s’y rendre par la route. C’est long et en 2018 ça manque pas mal de dynamisme.

Where the grass is green and the girls are pretty

Burnout Paradise remastered, nous arrive donc sur les consoles actuelles, PS4, Xbox One, mais aussi sur PC. On nous annonce une résolution en 4K ainsi que 60 images secondes. Alors oui votre téléviseur, switchera sur du 2160p, oui vous aurez un solide 60 images seconde, mais j’ai envie de dire, encore heureux, vu ce qui est affiché à l’écran. Ce n’est pas moche,bien au contraire. Les effets sur les véhicules sont éclatants, les étincelles volent de toute part et les décors sont clairement plus fin. Ne vous méprenez pas, le jeu est beau, voire très beau, mais il l’était déjà sur PS3 et Xbox 360, il y a 10 ans.

Oh won’t you please take me home

Vous allez me dire, à juste titre, « bon ben il est nul ton jeu quoi », eh bien non! Parce qu’au-delà de ses promesses farfelues de « remastered » Burnout Paradise reste Burnout, et franchement ça fait du bien de drifter, balancer sa nitro, cracher les concurrents et remporter les victoires sur le fil du rasoir. Le fun que procure Burnout Paradise Remastered, réside dans le plaisir de s’éclater à gagner des courses complètement folles. Les voitures de légende comme la copie de la Delorean sont dingues et les motos deviennent de vraies bombes à retardement tant la chute est inévitable. Pas moins de 150 véhicules sont à votre disposition. La bande sonore est toujours aussi Rock et plus de 30 titres sont à écouter. Concernant la durée de vie, comptez entre 30 et 40h de jeu pour le finir à 100%. Enfin le mode en ligne est toujours de la partie, notamment avec le pack Cops and Robbers, histoire de jouer aux gendarmes et aux voleurs avec vos camarades du web!

Conclusion

Burnout Paradise Remastered, est une bonne surprise. 10 ans se sont écoulés depuis sa sortie et le fait de le ressortir sur les nouvelles consoles est une bonne chose… pour les fans premièrement, mais aussi pour les plus jeunes d’entre nous n’ayant pas eu le privilège de le connaitre avant. Reste que 40€ pour une réédition, certes avec ses DLC, reste tout de même à discuter si l’on possède la version originale. Malgré tout cela, le fun de Burnout reste une valeur sûre, alors allez-y, foncez!


 

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