5 : Clinton Road, États-Unis

Longue d’environ 16 km et située dans le New-Jersey, la Clinton Road est une route tout ce qu’il y a de plus normal… en apparence. Pas spécialement piégeuse (on dénombre tout au plus un virage plus dangereux que les autres, fort à propos surnommé Dead Man’s Curve), elle est connue pour tous les phénomènes étranges qui s’y dérouleraient, et qui lui ont donné le surnom de route la plus hantée des États-Unis.

Clinton-Road-1

Isolée et traversant une épaisse forêt, de nombreuses légendes urbaines y sont attachées : des rites sataniques s’y seraient déroulés, d’étranges créatures y rôderaient, et de mystérieuses lumières y seraient visibles la nuit…. L’une des histoires les plus répandues est celle d’un mystérieux Pick-Up noir apparaissant la nuit, qui prendrait en chasse les automobilistes isolés, en leur faisant des appels de phare et en essayant de les sortir de la route, pour finalement disparaître en un clin d’œil.

Un autre point « chaud » de la Clinton Road serait le pont de l’enfant fantôme. La légende veut que si on jette une pièce dans la rivière en contrebas, cet enfant nous la renvoie…

Clinton-Road-2

4 : Route de Kaboul à Jalalabad (Afghanistan)

On revient à des considérations plus terre à terre avec cette route de 64kms de long, qui est le théâtre de très nombreux accidents, souvent mortels. Rien qu’entre 2012 et 2013 on déplorerait 121 victimes.

Kaboul-Jalalabad-2

La conduite des conducteurs locaux est à blâmer, ces derniers circulant à haute vitesse. Le nombre élevé de camions empruntant cette route n’aide pas, les conducteurs excédés prenant tous les risques pour arriver à les doubler. Pour ne rien arranger, une bonne partie de cette route sinueuse et étroite est située en altitude, ce qui rend toute incartade fatale, surtout pour une voiture à bout de souffle, avec des pneumatiques lisses et des freins usés jusqu’à la corde…

Si le permis existe bien en Afghanistan, il semblerait que la majorité des conducteurs afghans en soient dépourvus, ce qui ne doit pas arranger les choses…

Kaboul-Jalalabad

3 : Lena Highway, Russie

Difficile de parler de routes terrifiantes sans aborder la Russie. On connaît tous la propension « un peu plus élevée que la moyenne » des Russes à avoir de spectaculaires accidents, bien documentés par les fameuses dash-cams, ces petites caméras fixées sur les pare-brise.

La Lena Highway, également surnommée « la route Russe de l’enfer », doit sa réputation aux conditions dantesques de circulation, plus qu’à une surmortalité ou à des phénomènes étranges. Sa destination finale est Yakutsk, qui présente la particularité d’être la ville la plus froide au monde, avec des températures inférieures à -40 degrés au mois de janvier. Ces conditions climatiques extrêmes empêchent toute construction d’une route en « dur », et c’est donc un chemin de terre qui fait office de voie de circulation.

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas l’hiver que les conditions de circulation sont les plus dures, mais l’été, lorsque la route en terre dégèle, et que la pluie s’en mêle. La route devient alors un véritable bourbier, et il est parfois impossible de bouger pendant plusieurs jours. L’attente interminable, doublée du manque de nourriture et d’essence rend parfois les conducteurs agressifs, et on rapporte même que des équipes de secours auraient été agressées par des automobilistes à bout de nerfs.

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2 : Guoliang Tunnel Road, Chine

Situé dans la province du Henan en Chine, le Guoliang Tunnel a été creusé à flanc de rocher entre 1972 et 1977 par les habitants du village du même nom, lassés d’être coupés du reste du monde.

Guoliang-Tunnel

Mesurant 1.3 kilomètre de long, haut de 5 mètres et large de 4 mètres, ce tunnel mérite assurément sa place dans ce classement en raison de sa difficulté. Surnommé « la route qui ne tolère aucune erreur » par les villageois qui l’ont construite, il mêle étroitesse, virages aveugles et obscurité, puisque les seules sources de lumière sont les larges lucarnes creusées dans la roche à intervalles réguliers. Il faut également rajouter le trafic parfois intense, avec notamment le passage de bus, presque aussi larges que le tunnel.

Et toute sortie de route se traduit par une chute de plusieurs centaines de mètres…

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1 : North Yungas Road, Bolivie

Sans doute la plus connue, la Yungas Road, qui relie les villes de La Paz et de Coroico en Bolivie, est plus connue sous le nom de Death Road ou Camino del Muerte, autrement la « route de la mort ». Surnom on ne peut plus justifié, puisqu’on estime entre 200 et 300 le nombre de personnes qui y trouveraient la mort chaque année. Le plus tragique accident aurait eu lieu le 24 juillet 1983, lorsqu’un bus bondé aurait quitté la route et plongé dans un canyon, tuant plus de 100 personnes.

La raison de cette mortalité est simple : étroite (il est impossible de croiser un autre véhicule sur une bonne partie du chemin) et non goudronnée sur sa plus grande partie, elle est creusée à flanc de montagne, et toute sortie de route vous propulse à des centaines, voir à des milliers de mètres plus bas, la route étant dépourvue de barrières de sécurité.

Yungas-Road-2

Yungas-Road-1

Oscillant entre 4.650 et 1.200 mètres, faite de nombreux virages aveugles, cette route est en plus sujette à des éboulements de terrain, notamment lors de la saison des pluies. On peut également rajouter à ce tableau idyllique la conduite pas toujours très prudente des locaux, et notamment des chauffeurs de bus, qui roulent à tombeau ouvert (au sens propre comme au figuré…) afin de multiplier les dessertes.

Cette route a fait l’objet d’un segment lors d’un épisode de Top Gear, avec un Jeremy Clarkson à bout de nerfs (et on peut le comprendre!) lorsqu’il est obligé de croiser une autre voiture, ses roues se rapprochant dangereusement du vide…


 

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