Test F1 2013 Xbox 360, une simulation bien…mais pas top
F1 2013 enfin là !
La saga F1 par Codemasters a connu une montée en puissance remarquable. Après un premier opus agréable mais bourré d’imperfections, le studio était parvenu à proposer une édition 2011 nettement plus aboutie, mais dotée d’un gameplay peu précis. L’édition 2012 avait quant à elle su peaufiner le concept jusqu’aux moindres détails puisque le jeu avait évolué graphiquement, tout comme l’IA et les possibilités offertes dans le mode Carrière, sans oublier un gameplay nettement plus exigeant et précis. Pour ce millésime 2013, Codemasters n’avait donc qu’à consolider ses acquis pour proposer LA simulation de F1 ultime… Et pourtant…

Tout ça c’était avant le drame bien entendu…
Avec plus de 60 heures passées dans le seul mode Carrière de F1 2012, cet opus 2013 était fermement attendu à la rédaction. Outre son mode Classics, nous avions évidemment hâte de retrouver l’essentiel de la saison 2013, avec quelques ajustements techniques et de gameplay. Toutefois, dès les premiers tours de piste, quelque chose cloche… En effet, techniquement tout d’abord, ce F1 2013 (version Xbox 360) n’est pas aussi bluffant que son ainé (sur Xbox 360 toujours). On y dénote un aliasing plus présent, des textures moins détaillées et surtout une résolution qui semble en deçà… Gloups !

A côté, on apprécie l’arrivée de nouveaux effets comme le soleil qui se réfléchit sur les carrosseries et les jolies étincelles qui émaillent chaque frottement de fond plat sur la piste ou un vibreur, mais l’ensemble semble étrangement avoir régressé visuellement. Attention, le jeu n’est pas vilain, loin de là, mais il est incontestablement moins propre que son prédécesseur. Dans un même ordre d’idée, l’interface générale du jeu a elle aussi été modifiée, et adopte désormais un ton bleuté relativement dégueulasse… Côté animations in-game, le jeu reprend la majorité de celles déjà présentes dans l’opus précédent (les ingénieurs dans les stands, le pilote déçu après une mauvaise course, les célébrations à l’arrivée…), avec toutefois l’ajout de quelques nouvelles comme l’énervement du pilote lors d’un dépassement périlleux ou encore l’entrée du pilote dans sa monoplace en mode POV… mouais.
Un gameplay très précis, mais trop sensible ?
Une fois la différence visuelle digérée, il est grand temps de tester le nouveau gameplay apporté par cet opus. Là, on retrouve toute la précision et la concentration que l’on appréciait auparavant, chaque freinage, chaque changement de direction, chaque accélération devant être mûrement réfléchie et anticipée. On notera toutefois une trop grande sensibilité pour qui (comme nous) gère l’accélération et le freinage via le stick analogique droit, la voiture ayant une fâcheuse tendance à patiner lors des accélérations en 1 ère et 2 nde. Côté dégâts, les monoplaces devront une fois de plus taper très fort pour arracher une roue ou un aileron, il serait temps que Codemasters propose un vrai mode « Réaliste » à ce niveau.

Pour le reste, on retrouve bien sûr l’essentiel de la saison en cours, avec tous les pilotes, toutes les voitures et tous les circuits. Une fois de plus, on pestera face à un affichage des temps et des écarts en course qui ne ressemble en rien à celui affiché lors des vrais GP, mais on en a malheureusement l’habitude. Sur la piste, la conduite est nerveuse à souhait et le jeu a indéniablement gagné en dynamisme. Les pilotes se doublent, déboitent, n’hésitent pas à dépasser et profiter de la moindre erreur. On regrettera toutefois de se faire harponner par l’arrière un peu trop souvent, pour peu que l’on freine un poil tôt… Côté son en revanche, les sonorités moteur sont parfaitement retranscrites, et l’on a réellement l’impression d’être plongé dans la course, notamment si l’on bénéficie d’une installation home-cinema.

Un contenu archi-complet et un nouveau mode Classics
Côté modes de jeu, l’ensemble est des plus complets puisque l’on retrouve le mode Carrière, un mode Grand Prix permettant de se façonner une course ou bien un championnat à sa guise, un mode Défi pour faire péter les chronos, un mode Scénario un peu plus dense que dans l’opus précédent, sans oublier le mode Classics, permettant de profiter des monoplaces des années 80/90 et de quelques circuits mythiques. La jouabilité s’en trouve alors modifiée, et l’on peut participer à quelques belles passes d’armes, notamment sur le circuit de Brands Hatch, aussi technique que rapide. A noter que l’on peut également courir sur n’importe quel circuit de la saison 2013 à bord d’une voiture classique. Sympa. Evidemment, un mode multijoueurs en ligne est également de la fête.
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Verdict : bien mais pas top ?
Globalement, ce F1 2013 reste donc un excellent jeu de F1. Le gameplay s’adapte parfaitement aux novices comme aux puristes (qui désactiveront les différentes aides), et les courses sont souvent d’une intensité qui demande une concentration de tous les instants. Les habitués de l’opus précédent regretteront sans doute cette « régression visuelle » et cette nouvelle interface très (trop) simpliste, mais trouveront une nouvelle fois une très bonne simulation de F1. En ce qui nous concerne, on reste quand même un peu déçu par cet opus, moins clinquant que le précédent à nos yeux.