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Essais : on vous dit tout sur les nouvelles Dacia !

Il y a 4 ans Michael vous donnait son avis sur la seconde génération des Dacia Sandero et Sandero Stepway en motorisation Dci 90 et TCe 90. Comme tout constructeur automobile généraliste, Dacia ne rompt pas avec le traditionnel facelift de mi-carrière de ses modèles. Ainsi, les Sandero, Sandero Stepway, Logan et Logan MCV ont […]

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Il y a 4 ans Michael vous donnait son avis sur la seconde génération des Dacia Sandero et Sandero Stepway en motorisation Dci 90 et TCe 90.
Comme tout constructeur automobile généraliste, Dacia ne rompt pas avec le traditionnel facelift de mi-carrière de ses modèles. Ainsi, les Sandero, Sandero Stepway, Logan et Logan MCV ont droit à quelques évolutions bienvenues.

Comme de coutume, le restylage opte pour des évolutions simples techniquement plutôt que de grandes modifications. C’est l’occasion de suivre les tendances actuelles et corriger d’éventuels défauts. Dacia offre néanmoins une mise à jour intéressante de ses best sellers qui mérite quelques attentions. Pour nos essais, nous nous sommes concentrés sur la Sandero, préférée du marché français, mais les évolutions sont similaires sur Logan. Ainsi, on vous en dit plus sur ces nouveautés qu’intègrent les modèles leaders de la marque au sourire à travers les essais de la Sandero Stepway TCe 90 et Sandero Lauréate associé au nouveau SCe 75.

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À l’extérieur : belle de nuit

Surfant sur l’obligation d’installation de feux diurnes pour tout nouveau modèle depuis 2011, le grand penchant actuel des constructeurs est de définir une identité visuelle de leurs modèles lors d’utilisations nocturnes. Une aubaine pour les designers y trouvant l’occasion d’exprimer leurs inspirations différemment, au moment où l’énergie électrique véhicule un message écologique, et là où la technologie expose un savoir-faire.

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Ainsi, Dacia nous propose une signature lumineuse à quatre LED en carrés superposés à l’avant, la glace du phare arrière les propose en deux rangées. À présent, les Dacia roulent de nuit avec une certaine classe ainsi parées, façon Volkswagen Polo… Car il faut bien l’avouer, si l’on s’éloigne peu à peu de l’austérité Roumaine, l’on s’inspire assez facilement du passe-partout et plaisant design germanisant assez marqué de la Sandero.

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Qu’à cela ne tienne, notons que le design général de la petite de chez Dacia séduira bon nombre. Classiquement, parmi les évolutions extérieures, les boucliers avant et arrières, la calandre, le pied central noir (sauf sur Stepway), de nouvelles selleries et la nouvelle teinte “brun vision” donnent un petit coup de fraîcheur aux modèles, à l’allure un soupçon plus cossue.

Le haut de gamme Sandero Stepway, au look SUV, profite de diverses touches stylistiques dynamisantes. Entre autres, les jantes en tôle sont sublimées par un enjoliveur épousant parfaitement le design de la roue : ingénieux.

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Sa garde au sol rehaussée permet de s’aventurer dans les chemins sans craintes d’accrocher le premier cailloux venu. L’occasion d’improviser un pique-nique, comme Dacia nous le propose de temps en temps.

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À l’intérieur, tout ce qu’il faut

En termes d’évolutions, le volant Softfeel est l’une des belles nouveautés. Intégrant dorénavant le klaxon en son centre, il procure un toucher très agréable. En effet, ce plastique de qualité vaut largement une croute de cuir au rabais. Reste à voir sa longévité à l’usage…

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Aussi, une caméra de recul est disponible en option. Bien que de qualité médiocre, elle remplit suffisamment sa fonction et a le mérite d’être disponible sur un véhicule de cette gamme. L’image s’affiche sur l’écran de l’intuitif et engageant MEDIA NAV, bien que positionné trop bas comme sur le Duster.
L’ergonomie est également améliorée puisque les commandes des vitres électriques avants sont désormais situées sur les portières. Une demande largement plébiscité par les utilisateurs Dacia, question d’habitude sans doute…
Plutôt bien vu, le passager avant profite d’un petit filet de rangement apposé à la console centrale.
Les clignotants deviennent impulsionnels. Les commodos poussent en revanche à être fin dans le doigté : d’une simple impulsion, il faut trop peu d’effort supplémentaire pour atteindre la position “continue” de la commande.
Enfin, notons que l’accoudoir central est modifié pour laisser l’espace à un porte gobelet et une prise 12V. La boite à gants est désormais éclairée.

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Ce qui ne change pas

Les dimensions intérieures de la Sandero sont largement en phase avec le gabarit de la voiture dans une ambiance un peu austère qui mériterait un peu d’expressions colorées. La version Stepway comble en partie cette lacune avec des inserts typées alu en « plastique véritable » et une sellerie tissu contrasté clair / foncé plutôt tendance.

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Pour le reste, l’habitacle s’avère tout à fait correct pour un véhicule bon marché. Un effort est même perçu sur le choix de certains matériaux, d’apparence tout du moins : imitation carbone, inserts chromés des compteurs et des aérateurs, seuils de portes siglés “Dacia”. L’on pardonne aisément les détails de finitions, les quelques ajustements grossiers et certains choix techniques économiques, puisque là n’est pas la cible de Dacia. Non, l’esprit de la filiale du groupe Renault est avant tout utilitaire dans sa philosophie des déplacements automobiles.

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Sur la route, sûre et confortable

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La Sandero profite de la tenue de route des Renault d’il y a 10 ans à 15 ans, à la conduite encore peu aseptisée. En somme, un comportement un peu souple et chahuté lorsque l’on joue du volant, mais sans aucun danger : le châssis, très sain, assume pleinement les mouvements de caisse. Si le besoin se présente, l’ABS, l’ESP, le SSPP (Système de Surveillance de la Pression des Pneus) sont là pour prévenir les imprévus routiers. Le HSA (Aide au démarrage en côte), est également présent dès la version “Sandero” de base, comme les grandes.
En usage quotidien, la Sandero se révèle plutôt confortable grâce à sa suspension un peu souple. La direction manque cependant de précision, associé à un étonnant manque de force de retour en point milieu, même en vitesse de croisière. En revanche, la commande de boite de vitesse se montre précise et plutôt agréable. La position de conduite, quant à elle, est bonne, mais entachée par l’absence de réglage en profondeur du volant.

Le choix des moteurs est simple

Nos essais ont confronté les deux moteurs essences disponibles : le SCe 90 et le TCe 75. Car vu la tendance actuelle, il faudra être un réel gros rouleur pour opter pour une version diesel.

Le TCe 90 essayé sur la Stepway est un petit 0,9L trois cylindres, turbocompressé délivrant 135 N.m à 2500tr/min. Il représente une jolie surprise, car bien que le couple soit un peu faible sur le papier, il s’avère plutôt docile aux régimes les plus utilisés. En effet, il est bien aidé par le faible poids de l’engin, inférieur à la tonne, propulsant la Roumaine de 0 à 100km/h en 11s.

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Remplaçant du 4 cylindre 1.2L 16V, le nouveau SCe 75 essayé sur la Sandero Lauréate mesure 1L de cylindrée, trois cylindres, atmosphérique, délivrant 97 N.m. Il permet de réduire les émissions en C02 à 117g/km. Il s’avère également plus économique à l’entretien : au revoir la courroie de distribution en caoutchouc que tous les utilisateurs redoutent lorsque l’heure est venue, place à la chaine de distribution montée à vie. Cette dernière n’engendre, à priori pas de bruit supplémentaire. Il faut dire que le ronronnement initial du moteur se fait déjà bien entendre à l’usage. Sans nécessairement monter dans les tours abusivement, l’on se prendrait presque pour un François Delecour à l’époque de la 309 Gti (fermez les yeux et imaginez…). Mais cela s’arrêtera à cette sonorité nostalgique, car le 3 cylindres se révèle poussif passé la seconde (déjà). Dotée d’une boite courte, la Sandero et la Logan SCe 75 se contenteront des trajets urbains, pour le bien de tous. La consommation est annoncée en légère baisse.

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L’on retiendra du SCe qu’il est économique à l’achat et à l’entretien. Pour les amateurs de conduite dynamique, les 1.250€ sont justifiés pour s’offrir le TCe 90. Enfin, notons que pour ces deux moteurs, les plus mécaniciens d’entre nous aurons remarqué l’accessibilité des principaux éléments, gage d’une main d’œuvre théoriquement moindre… ou propice au self-service.

Bilan, votre portefeuille raffolera des factures Dacia

Toujours scandaleusement accessible, au prix d’une finition moindre que l’on ne peut contester, Dacia garde les mêmes tarifs qu’à la sortie du véhicule. Un argument phare qui contentera tant le client pour son portefeuille, que le constructeur pour ses carnets de commandes et sa pérennité. Gage de confiance et de crédibilité sur le marché automobile, le constructeur Roumain, que l’on regardait du coin de l’œil en 2004 d’une légère moue, est devenu (très) grand. Sur fond de crise économique, il profite de l’engouement pour ses voitures en faisant tourner ses usines à plein régime, réduisant les coûts de production.

Parmi la gamme, on retient la Sandero Stepway, le haut de gamme de la citadine, présentant des prestations de choix, tout autant qu’un look aguicheur pour moins de 13.000€. Le TCe 90 s’avère être un choix judicieux.
Pour ceux qui souhaitent juste 4 roues et un moteur, la Sandero de base en SCe 75 à 7.990€ (!!) vous comblera pour le prix d’une occasion, et encore…

On aime :

  • Les tarifs « scandaleusement accessibles »
  • La docilité du TCe 90
  • L’habitabilité de la Sandero, et mieux encore sur Logan
  • Le look et équipements de la version Stepway

On aime moins :

  • Le SCe 75 poussif
  • Le manque de précision de la direction
  • L’absence de réglage en profondeur du volant
  • L’écran MEDIA NAV positionné trop bas

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Maxence Pierre